Petit problème pratique avec l’alimentation électrique concernant le WiFi que je suis en train d’installer dans la Tour nouvellement réinvestie. Je m’explique : auparavant, les antennes WiFi (appelées poétiquement Access Points ou APs) ressemblaient à ce qui se trouve ici à gauche. Évidemment, dès que la secrétaire lambda apercevait ce genre d’araignée, elle déclenchait immédiatement et durablement des migraines et autres maux liés à toutes ces ondes qui sortent de ces vilaines antennes.
Maintenant, on a partiellement résolu le problème en changeant radicalement le look de ces APs. Ceux que j’ai fait poser dans la Tour ressemblent à ça :
Ça rayonne sans doute tout autant, mais au moins on ne voit pas les antennes, c’est plus rassurant. Et bien que quelqu’un m’a affirmé que cela ressemblait à une mine antipersonnel, il semblerait que cette dernière catégorie d’engins effraie moins que les impalpables ondes électromagnétiques du 802.11a/b/g/n. Et comme de plus ces équipements sont alimentés en PoE, il n’y a qu’un câble qui arrive dedans; une fois fixé au plafond, cela se fait oublier comme une maladie honteuse traitée à temps dans une bonne famille…
Seulement il a fallu tester la configuration. Et comme mon bureau d’humbles petites mains ne se trouve pas dans la Tour, problème : je n’ai pas de switch PoE pour tester mon AP… Heureusement, il y a mon ami PAT, qui dans son placard magique entasse depuis bientôt 20 ans du matériel plus ou moins lié à la téléphonie : cadrans rotatifs, relais de commutation, téléphones de campagne, galènes de rechange, etc, etc. Et dans le lot il m’a trouvé une alimentation compatible PoE 48V, comme il se doit :
Elle fait 3 KW (donc au moins la moitié se dissipe en chaleur !), n’est pas isolée de nulle part (faut pas y mettre les doigts !), et ressemble à un cauchemar sorti de chez Tim Burton, mais… elle marche ! Le look super moderne de mon AP tout neuf adossé à ce… machin steampunk mal ficelé est un mariage un peu audacieux, mais ô combien efficace : j’ai pu faire tous mes tests à temps.
Par contre, il fait une de ces cuite dans le bureau, depuis quelques jours…
Après plus de 5 ans de travaux quasiment tenus secret, la nouvelle Tour de la RTS (et non plus de la TSR !) doit normalement nous être remise par l’entrepreneur au début du mois. Je dis bien « normalement », car comme dans tout chantier qui se respecte, les choses ne se passent pas aussi bien que prévues. J’ignore où nous en sommes entre les pénalités de retard, les constats d’huissiers, les restitutions avortées et les négociations secrètes, mais ce n’est un mystère pour personne, cela ne se passe pas comme cela aurait dû. Morale de ceci, l’accès à la Tour pour les personnes qui doivent y préparer le retour du personnel est strictement et très rigoureusement contrôlé.
En ce qui me concerne, je me réjouissais d’aller me balader dans le bâtiment armé de mon appareil photo, et de faire un nouveau diaporama avec les photos primeurs du nouvel aménagement de la Tour… C’est un peu compromis : pas question d’entrer là-bas avec un appareil photo sans avoir une bonne raison. Sans parler des risques d’envenimer le conflit entre le propriétaire et l’entrepreneur si des photos indésirables sont publiées… Mais je ne résiste cependant pas à une grosse bouffée de nostalgie : l’emplacement de mon ancien bureau du 10ième étage, le 10L11. Voici ce qu’il est devenu :
Photo prise à la sauvette avec mon iPhone 2G. On ne voit pas très bien, mais on distingue la moquette anthracite et les parois de séparation en verre, pour laisser les locaux le plus lumineux possible. C’est franchement réussi.
Dommage que le dernier plan d’affectation que j’ai eu dans les mains ne mentionne mon département dans les environs…
La journée avait mal commencé : j’ai renversé mon café qui est allé se répandre sous la machine à 7h03, ce qui fait que j’ai passé les 10 minutes suivantes à panosser plutôt qu’à siroter mon café tranquille. Parce qu’il fallait que je me dépêche : grande séance de communication de la direction aux Charmilles ce matin. Parce que les Charmilles, c’est là que résident les très grands chefs, depuis que l’on a découvert que la Tour est insalubre. C’est dire si la réunion est importante. Et comme c’est le seul jour de la semaine où il va faire beau, vélo oblige, ça fait une petite trotte.
Mais voilà, 50 minutes plus tard, arrivé pile à l’heure, pas un chat… J’ai beau contrôler dans mon iPhone, je suis bien au bon endroit. Renseignement pris, il y a eu en fait une modification envoyée hier, et pour une mystérieuse raison, la synchronisation iTunes a estimé qu’un petit détour à vélo ne me ferait pas de mal et a ainsi omis de mettre à jour mon iPhone. Voilà encore une raison pour détester ce soft de malheur !
Ennuyeux, car la réunion est tout de même très importante; c’est là que l’on va nous annoncer à quelle sauce on va manger la radio. Sûrement avec une sauce au cumin, ça va bien avec la longeole. Il n’y a que peu de chances d’avoir du papet en accompagnement, ça n’a pas l’air vraiment dans le ton. Et surtout, on va apprendre qui sera le chef des deux entreprises (qui n’en seront plus qu’une) et… quel sera le nouveau nom. Personnellement, j’avais proposé cela :

Mais ça n’a pas été retenu, allez savoir pourquoi. Alors en avant-première, au mépris de toute éthique quelconque, voici officieusement le nouveau patronyme de la future nouvelle entreprise :

« RTS ». En fait, je ne sais pas encore ce que sera le nouveau logo, mais on pourra toujours s’inspirer de nos homonymes comme la Radio Télévision de Serbie ou la Radio Télévision Sénégalaise. Personnellement, j’ai trop fait de télécom pour que cela ne me fasse pas penser au protocole RS-232.
Comme évoqué il y a de nombreux mois ici, j’ai effectivement pu pénétrer à nouveau dans la Tour. La semaine dernière précisément, comme quoi les délais annoncés pour la restitution du chantier n’ont pas l’air si faux que cela. Enfin, ça c’est une autre histoire; le fait est que j’ai pu avec émotion me rendre dans la Tour, afin de voir de mes yeux la manière dont le câblage se présentera. Et comme je suis du genre généreux, je partage avec plaisir les premières images de l’intérieur de la Tour, vêtue selon la mode printemps/été 2009 :

On voit ici depuis le palier du 12ième étage le Petit Salève, côté sud. Les vitrages ne sont pas encore posés partout, mais selon les principes minergies, ils assurent une excellente isolation thermique. On ne devrait normalement plus cuire à l’étouffée comme lors de l’été 2003, l’ancien revêtement d’inox s’avérant particulièrement rayonnant…

Un système de « climatisation passive » récupère la chaleur proche des zones exterieures et la réinjecte au centre du bâtiment (d’après ce que j’ai compris !).

Et le paroxysme de l’émotion eut lieu lors des retrouvailles avec les ascenseurs intelligents, auxquels il faut dire AVANT de monter à quel étage on veut aller. Je ne sais pas si c’est parce qu’ils ne fonctionnent plus tous ensemble ou quoi, mais vu le temps d’attente, leur QI a l’air d’avoir pris un méchant coup durant les travaux.




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