Réchauffement climatique

Le 10 juin 2011, in Maison, Sport, par neuschgu

Oui, encore un post sur le temps qu’il fait… Mais celui-là c’est pour contre-balancer le pessimisme affiché du précédent !

Profitant de l’été qui s’était installé au mois de mai passé, j’ai établi mon programme santé en me disciplinant pour aller en tous cas deux ou trois fois par semaine en vélo au boulot. C’est sympa avec de bonnes conditions météo, et ça puis  m’oblige à me bouger un peu. Et de toutes façons, entre les innombrables travaux de cette satanée ville et l’engorgement chronique de la circulation, je mets maintenant clairement moins de temps à vélo qu’en voiture. Au voyage aller tout au moins, topographie du canton oblige !

Mais quoi qu’il en soit, je me suis demandé l’autre jour si je n’avais pas un peu trop forcé sous le soleil et que les endorphines troublaient ma perception visuelle. En arrivant à 5 min de la maison, à peu près au point le plus pentu et après une heure de pédalage enthousiaste, je suis tombé sur ceci, gentiment couchés dans les pâturages communaux :

Serait-ce l’effet du réchauffement climatique qui a fait muter les vaches?

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Décembre blanc

Le 1 décembre 2010, in Boulot, Maison, par neuschgu

Alors d’après mes collègues journalistes, 22 cm. Mon oeil; chez moi c’est au moins trois fois ça :

Et même pas deux heures de retard au boulot ce matin !

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Born to be wild

Le 8 avril 2010, in Nostalgie, par neuschgu

En tant qu’adepte de la mobilité douce, je dois tout de même avouer qu’un vieux démon demeure caché au plus profond de mon être. En effet, le vice inavouable dont je parle s’était fait jour autour de mes 14 ans, et bien que je pensais l’avoir éradiqué vers les 18, il est reparu il y a quelques mois. Ce démon, c’est ma passion pour les boguets.

Pour ceux qui ne savent pas, un boguet, c’est un cyclomoteur. En termes législatifs, c’est un cycle, muni d’un moteur dont la cylindrée n’excède pas 50 cm3 et dont la vitesse maximale est de 30 km/h. Et quand tu as 14 ans, et que tu vas au Cycle d’Orientation à 8 km de chez toi, et que tu te fais taper dans le bus, le boguet, ça change la vie. Et pour un peu que tu aies un parrain qui bosse dans la mécanique et qui te montre comment bricoler ton boguet, du coup tu deviens le caïd du Cycle en devenant le « meilleur mécano de Bois-Caran ». Et même les filles (les copines de ceux qui te tapaient avant dans le bus) te laissent bricoler leur boguet. Bref, en ce qui me concerne, le boguet m’a apporté la renommée, puissance, et gloire, même si les relations avec les filles évoquées ci-dessus étaient strictement limitées. 25 ans plus tard, ce que j’en retiens, c’est qu’un Puch maxi N bleu est le summum de la féminité, et que la vue d’un tel engin me met toujours autant en émoi que les boucles blondes d’une jeune fille de 15 ans à l’époque…

Ceci étant dit, j’ai donc deux modèles de prédilection :

  • Puch Maxi,  pour les raisons évoquées ci-dessus;
  • Sachs 503 deux vitesses manuelles; parce que déjà à l’époque ça devenait rare et cela renforçait mon image d’original. En plus de ça, tout le monde ne savait pas conduire un engin à vitesses manuelles.

Le Sachs, on en reparlera plus tard. Pour le Maxi, j’avais récupéré l’année passée aux objets encombrants devant chez Mijo ça :

Les roues et le moteur ne sont pas sur la photo, car elle a été prise juste avant la peinture. Après plusieurs mois de travail, l’acquisition de quelques pièces et outils supplémentaires, et beaucoup de patience, le boguet est retourné chez Mijo. Tel le phénix, tout neuf, je suis allé boire l’apéro inaugural hier soir :

Le serveur du bistrot qui me l’avait mis de côté l’année passé n’a pas voulu croire qu’il s’agissait du même. Et moi, de remonter sur ce genre d’engin, ça m’a rappelé plein de souvenirs. Je ne me rappelais pas en revanche que c’était aussi poussif en montée… Je me demande si je ne vais pas faire quelque chose une fois que la visite sera passée…

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Mobilité douce vs dure

Le 27 juillet 2009, in Maison, Musique, Sport, par neuschgu

Il y a maintenant une année et demi que je pratique la mobilité douce. A la belle saison, j’essaie de prendre le vélo 2 ou 3 fois par semaine, selon la météo. Voici un petit comparatif d’un trajet au boulot selon les deux modes de transport :

Heure

Mobilité dure

Mobilité douce

6h45

Réveil. Activation du radar anticollision pour le chat kamikaze qui slalome entre les jambes en faisant miaou, et remplissage immédiat de la gamelle. Réveil tout pareil, faut quand même pas rêver. Les chats s’en foutent que je fasse du vélo…

6h50

Douche, habillage avec ce qui tombe sous la main. Douche. Habillage, et ne pas oublier le short pour rentrer quand il fera 30 °C (variante été ; en hiver c’est la petite laine qu’il faut prévoir).

7h00

Café. Café.

7h15

Prendre la bonne clé pour la bonne voiture en fonction du programme établi la veille avec Madame (la MR2 pour aller à la décharge, c’est pas génial). Mise en place de la batterie sur le vélo et mode shuffle sur la playliste de l’iPhone.

7h20

Coup d’œil sur l’agenda et plainte par anticipation au sujet des pénibles séances interminables planifiées dans la journée. Départ. Ca descend, facile.

7h30

Départ. Info sur la RSR : la grippe porcine progresse, Brélaz est l’étalon présenté pour remplacer Couchepin, et la Lybie ne livre plus de pétrole. Pédalage sur la route de campagne avec les champs de blé à gauche et les vaches à droite. « Shine on you» sur l’iPhone.

7h40

Bardonnex ou routes de campagne ? Allez, c’est l’été, il n’y aura personne à Bardonnex. Doubler la file de voitures à la douane. «You shook me».

7h45

Pester contre tous ces p***tains de gaulois qui bouchonnent à la douane et qui viennent manger notre pain en Suisse. Prendre la piste cyclable avec son feu magique qui devient vert quand on approche. «What I’ve done».

7h50

Faire un doigt d’honneur au couillon de frontalier de m… qui essaie de se faufiler devant mon capot. Faire un petit signe à la gentille dame qui fait traverser les gamins à Plan-les-Ouates et qui me laisse passer avant. «Hand in my pocket».

7h55

Se taper le camion des poubelles dans la ruelle à sens unique qui mène au parking. Prendre la piste cyclable sur la rue à sens unique pour cause de travaux afin d’arriver au parking à vélos. «Snow», mais que le début, je suis arrivé !

8h00

Se contorsionner pour sortir les clés du garage que j’ai encore fourrées dans ma poche revolver. Poser l’iPhone sur son chargeur, se prendre un verre d’eau à la fontaine et commencer à bosser.

8h05

Se prendre la porte de l’ascenseur à la tronche par celui qui vient d’y entrer et qui n’est pas du genre à faire des politesses.

8h10

Arriver dans le bureau et dire : « P***tain, les gens roulent comme des cons, et ces travaux partout , ce n’est vraiment plus possible. »

Franchement, il n’y a pas de questions à se poser, la mobilité douce, c’est génial !

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Y'en a point comme nous

Le 17 décembre 2008, in Boulot, par neuschgu

Depuis que nos grands chefs ont décidé que la télé, ce n’est finalement que de la radio avec l’image en plus, donc que c’est pareil, votre serviteur se rend régulièrement à La Sallaz pour sceller l’étroite collaboration entre nos deux unités d’entreprise. Et comme l’époque est aux économies, si l’on va à plusieurs il faut prendre une voiture, mais si l’on est tout seul on a le droit de prendre le train. C’est donc ce que j’ai fait l’autre jour. Et surtout, surtout, après en avoir tant entendu parler, j’ai pu me rendre compte par moi-même : j’ai pris la ficelle le M2 entre la gare et La Sallaz !

Et bien, comme qui dirait, je ne suis pas déçu du voyage. D’un point de vue pratique tout d’abord : sorti du train, traversé la route et moins de 10 minutes plus tard je suis arrivé. Incroyable ce que c’est efficace. Et au niveau technologique, c’est de la belle ouvrage : tout le bazar est automatique, et les ingénieurs doivent toucher leur bille, parce que ça marche impeccable. Horaires respectés, cadence adaptée au nombre de voyageurs. Le système (parait-il) rationnalise le trafic des rames en fonction de la densité de voyageurs.

Et puis il y a les côtés « ressentis », difficiles à rationnaliser, mais malgré tout hyper importants. Tout d’abord, le contexte : à Lausanne, Switzerland, on prend le métro. C’est dingue, mais le métro, je connaissais à Londres, Paris, New-York, Prague, Bucarest. Lausanne-upon-Léman est du coup propulsé au même rang que ces villes prestigieuses… Et autre chose : c’est un métro NEUF ! Donc propre, pas taggé de partout, pas puant, avec les sièges pas lacérés. Tous ceux que j’avais fréquentés jusque là avaient passablement vécu et portaient les stigmates de leur existence… Rien de ceci à Lausanne.

Allez, tout de même un point négatif pour conserver ma réputation de râleur : les jingles avant les annonces des stations. Franchement, le « fifre et tambour  » à la Riponne et surtout le catareux souffreteux au CHUV, ça, c’est pas terrible. J’avais entendu un temps que ce devait être Marie-Thérèse Porchet qui devait faire les annonces; sans être un fan, ça aurait été presque mieux !

Bref, je suis épaté et fier d’être vaudois. Gilles avait raison : Y’en a point comme nous !

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