Archive pour le mot-clef ‘Maison’

Il y a des jours…

Samedi 6 février 2010

Ca doit arriver à tout le monde, mais parfois c’est vraiment criant. Le nombre de tracas quotidiens que l’on encaisse stoïquement, tous les jours, tous sujets confondus. Dans l’ordre, voici un petit florigère des bêtises au premier degré que je ne supporte plus ces temps :

  • Les mensonges éhontés de la publicité télévisée sur la famille recomposée;
  • Le faux-cultisme assumé des vautours de la famille prompts à décortiquer les avoirs bancaires d’une tante décédée, plutôt que son dossier médical de son vivant;
  • Le misérabilisme consommé de certains bloggueurs qui se plaignent que personne ne les lit sans pour autant répondre aux commentaires des visiteurs;
  • Le machiavélisme affiché de certains chefs de service pour sauver leur cul conserver leur poste. 
  • Les travaux anarchiques en ville de Genève, qui me font prendre 30 minutes de plus tous les jours pour faire 300 mètres en voiture.
  • Les courants de fuite dans les tableaux électriques qui font que le disjoncteur principal se déclenche à 12h42, assurant ainsi 12 degrés dans le salon à 17h45.
  • Les séries médicales à la télé.

Et surtout, surtout : la neige qui m’oblige à peller mon chemin tous les samedis depuis 3 mois.

Le béton pour les nuls

Lundi 20 juillet 2009

Finalement, ça y est ! Le beau temps est revenu, on a pu terminer la construction de la dalle en béton qui recevra la fameuse cabane de jardin. Ca a pris pas mal de temps, et ça nous a coûté passablement  de courbatures, mais le béton, y’a bon !

En fait, le problème principal, c’est le poids des volumes à trimbaler. Les raisons pour lesquelles je ne peux pas faire venir une toupie sont détaillées ici. La difficulté majeure à la main, c’est de faire les niveaux corrects. Mais à part ça,  la réalisation en soit n’est franchement pas si compliquée. Bien sûr, il n’y pas de droit à l’erreur, car si c’est faux, la seule solution pour recommencer, c’est le marteau-piqueur… Il faut donc bien préparer sa construction.

Dans mon cas, il me fallait un vingtaine de mètres carrés sur un terrain en légère pente. J’avais l’avantage par contre d’avoir une bordure (pas droite du tout !) pré-existante qui délimitait la zone sur un côté. Le plus simple était donc de continuer la délimitation par un muret en parpaings. Et vu les prix de location d’une bétonnière, j’ai vite vu que l’achat de cet engin était nettement plus avantageux que la location (modèle ici présenté à 120 €) :

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J’ai donc commencé par mettre deux rangées de parpaings (20 x 10 x 50 cm), de sorte à avoir une délimitation de niveau, en tous cas sur la moitié du périmètre. Pour la bordure biscornue, j’avais prévu de faire le niveau au moyen de planches de coffrage :

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La tranchée est creusée de sorte à ce que l’ensemble soit de niveau. Une semelle de béton est coulée au fond et les parpaings ajustés dedans. Ils sont scellés entre eux avec un mortier tout prêt acheté dans le commerce.

Il a ensuite fallu arracher les herbes et préparer le sol. Grâce aux cousins-cousines de Moldavie/Alsace, durs au labeur, cette opération a été effectuée en un temps record. On a ensuite recouvert le sol d’un film géotextile pour empêcher la pression osmotique due à la repousse des végétaux :

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Le niveau sur toute la surface a été réalisée au moyen de gravier grossier qui sert de remblai. Dans mon cas, il y fallu près de deux mètres cubes pour faire un niveau pifométriquement correct. La précision absolue n’est pas indispensable, c’est le béton surtout qu’il faudra mettre de niveau. Ce remblai a permi de compenser la pente de près de 20 cm sur 5 m de longueur :

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Il a ensuite fallu prévoir l’armature du béton. Là, j’ai eu de la chance, j’ai trouvé dans le commerce des grilles de section 20 x 20 cm de dimension presque exacte. Un petit coup de meuleuse d’angle pour raccourcir ce qu’il fallait, et elles s’ajustaient parfaitement dans la surface. Pour les surélever du sol et qu’elles soient bien prises au centre de la dalle, j’ai utilisé des parpaings de 20 x 5 x 50 cm, ce qui me permettra aussi de marcher comme sur des pas japonais au moment du coulage du béton :

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Et finalement, la partie sportive : le coulage du béton. Pour cette surface, j’en avais à peu près besoin de 2 mètres cubes. Comme ma bétonnière peut raisonnablement être remplie à 50 litres, cela représente approximativement 40 unités. Même avec Denys comme ouvrier spécialisé en plus, impossible de faire ça en une seule fois. Il a donc fallu prévoir des planches de coffrage, et étaler (c’est le cas de le dire !) l’opération sur plusieurs jours. En espérant bien sûr que la météo soit clémente… et elle ne le fût pas !
Pour le béton, j’avais commandé le mélange sable/gravier déjà tout prêt. Plus qu’à ajouter le ciment (proportion 1/4) et l’eau (environ 1/5 pour avoir une consistance facile à répandre. Et le truc dont je me suis rendu compte que le troisième jour : il faut vider la bétonnière directement dans la brouette et « benner » cette dernière directement sur le chantier. J’avais commencé au début à coup de seaux de 10 litres, mais c’est tuant et laborieux.
Une fois répandu, bien « vibrer » le béton avec la tranche d’une planche. Ma tendre moitié s’est chargée de le mettre de niveau, et il faut dire qu’elle s’en sort pas mal du tout :

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La planche de coffrage va permettre de bien délimiter la zone pour faire un raccord facile avec la partie suivante. Dans l’idéal, il faudrait disposer les planches de coffrage sur tout le périmètre de la zone à couler, en les laissant à niveau et juste à fleur. On pourrait ainsi « tirer » le béton très facilement en prenant appui sur ces guides. Dans ma configuration, j’ai travaillé avec une règle à niveau de 2 mètres et cela va aussi, même si c’est plus approximatif. Notons aussi la gaine électrique à ne pas oublier !

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Et comme tout artiste, ne pas oublier de signer son oeuvre :

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Et voila le travail ! Bilan des courses, j’en ai eu pour environ 700 € de fournitures, livraison comprise, achetées essentiellement chez Leroy-Merlin :

  • une quinzaine de parpaings 20 x 10 x 50 cm;
  • 2 m3 de remblai;
  • 2,5 m3 de mélange sable/gravier à béton;
  • une vingtaine de sacs de ciment;
  • un rouleau de film géotextile;
  • une quinzaine de parpaings 20 x 5 x 50 cm;
  • deux grilles de fer à béton de maillage 20 x 20 cm;
  • 3-4 planches de coffrage

… sans parler des outils indispensables : bétonnière, règle à niveau, truelles, brouette, seaux, serre-joints, bière et salami pour l’apéro.

Et encore plus indispensable : des potes sur lequels on peut compter. Parce que au total, on a quand même trimballé à la main plus de 6 tonnes de marchandises !

Laisse béton

Jeudi 11 juin 2009

J’avais déjà parlé ici de la dalle que je voulais construire pour poser ma cabane de jardin. Vu les problèmes rencontrés, j’avais un peu laissé tombé l’idée. Et voila t’y pas que pour mon anniversaire, un groupe d’individus subversifs (habilement fomenté par ma tendre moitié) m’ont offert ladite cabane de jardin… Cette fois, je n’ai plus le choix, il y va de mon honneur : il faut que je fasse cette dalle pour y poser la cabane.

Après m’être renseigné à gauche et à droite, je me suis rapidement rendu compte que tout le monde sait mieux que tout le monde comment il faut faire. Ce que dit le premier interlocuteur est cité en exemple à ne pas suivre par le second. Donc une fois le doute existentiel passé, je me suis dit que je ne doit pas être plus bête qu’un terrassier kosovar, et que le béton, ce n’est pas si compliqué que ça quand on manipule de complexes concepts de sécurité informatique dans une boîte de tarés d’artistes. J’ai donc pris mon chéquier, mon Opel break et suis allé chez Brico-Dépot acheter le nécessaire :

beton

Non mais ! Je ne vais pas me laisser emmerder par quelques kilos de caillou, non ?

Mon amie la rose

Vendredi 22 mai 2009

C’est peut être un peu banal, mais j’ai toujours autant de plaisir à cette période de voir exploser les plantes ornementales. Cette année, il y a eu presque un mois de retard, mais heureusement la mise en place de la serre l’automne passé a non seulement sauvé la situation, mais a carrément donné un coup de fouet en début de saison. Et en plus, le jardin a maintenant un petit côté « Jardin des Plantes » assez sympa, sans compter que les deux minets trouvent que la température moyenne qui y règne à l’intérieur (env. 35° en plein soleil) est tout à fait agréable pour la sieste de l’après-midi.

Donc, dans la famille rosiers, voici par ordre d’apparition  :

Le Westerland corail

Le "Westerland" corail

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Le "William Shakespeare", avec la spirée en arrière-plan

English Garden

Gros plan sur une "English Garden"

La prochaine fois, on conciliera la Culture et les nourritures terrestres, parce que c’est le moment de s’occuper du potager !

Spyder, man !

Vendredi 8 mai 2009

J’avais déjà parlé ici du tiroir magique chez moi qui faisait apparaître du pognon. Et bien comme tout doit s’équilibrer, une nouvelle déchirure du continuum espace-temps est réapparue chez moi pour dévorer… mon ordinateur de plongée !

spyderJ’avais une Suunto Spyder de la grande époque, avec un algorithme pas trop conservatif et agréable à vivre, et la quasi-totalité de mes 10 ans de plongée stockées dedans. Et bien voila t’y pas qu’avant de partir en vacances, je la cherche pour l’embarquer avec mes affaires de plongée, et impossible de mettre la main dessus. Elle est toujours rangée au même endroit, et je l’ai vue il y a quelques semaines en installant un bidule, mais rien à faire, j’ai eu beau retourner la maison, le garage, la voiture et le jardin : elle n’est plus là.

A partir de là, j’ai plusieurs explications possibles :

  • La déchirure du continuum espace-temps : Le CERN nous a menti, le LHC marche parfaitement et ils balancent des trous noirs à longueur de journée à tort et à travers. Il y a en un qui est tombé juste sur ma montre, pas de bol.
  • Equilibre mental précaire : En fait, je l’ai jetée au fond des toilettes avant de tirer la chasse dans une crise folie furieuse, et un souvenir-écran post-oedipien m’empêche de m’en rappeler.
  • Cambriolage sélectif : un descendant d’Arsène Lupin adepte de plongée est entré sans infraction à la maison, et il n’a pris que ma montre parce que c’était la même qu’il avait perdu un soir où il rentrait bourré chez lui dans l’Aiguille d’Etretat.
  • Prédation féline : Les chats ont pris ma montre et l’ont enterrée dans le jardin pour se venger d’un sachet de Sheba goût saumon alors que je sais très bien qu’ils préfèrent cabillaud.
  • Avidité conjugale : Ma tendre moitié l’a prise pour la vendre au Mont-de-Piété, afin de s’offrir le vison dont elle rêve depuis toujours et que je ne suis même pas capable de lui offrir.

Franchement, de toutes ces possibilités, seule la dernière est invraisemblable (ceux qui connaissent ma tendre moitié seront bien d’accord, ne discutez pas !). Mais en envisageant les quatre autres, je commence à me faire passablement de soucis…