Y'en a point comme nous

Le 17 décembre 2008, in Boulot, par neuschgu

Depuis que nos grands chefs ont décidé que la télé, ce n’est finalement que de la radio avec l’image en plus, donc que c’est pareil, votre serviteur se rend régulièrement à La Sallaz pour sceller l’étroite collaboration entre nos deux unités d’entreprise. Et comme l’époque est aux économies, si l’on va à plusieurs il faut prendre une voiture, mais si l’on est tout seul on a le droit de prendre le train. C’est donc ce que j’ai fait l’autre jour. Et surtout, surtout, après en avoir tant entendu parler, j’ai pu me rendre compte par moi-même : j’ai pris la ficelle le M2 entre la gare et La Sallaz !

Et bien, comme qui dirait, je ne suis pas déçu du voyage. D’un point de vue pratique tout d’abord : sorti du train, traversé la route et moins de 10 minutes plus tard je suis arrivé. Incroyable ce que c’est efficace. Et au niveau technologique, c’est de la belle ouvrage : tout le bazar est automatique, et les ingénieurs doivent toucher leur bille, parce que ça marche impeccable. Horaires respectés, cadence adaptée au nombre de voyageurs. Le système (parait-il) rationnalise le trafic des rames en fonction de la densité de voyageurs.

Et puis il y a les côtés « ressentis », difficiles à rationnaliser, mais malgré tout hyper importants. Tout d’abord, le contexte : à Lausanne, Switzerland, on prend le métro. C’est dingue, mais le métro, je connaissais à Londres, Paris, New-York, Prague, Bucarest. Lausanne-upon-Léman est du coup propulsé au même rang que ces villes prestigieuses… Et autre chose : c’est un métro NEUF ! Donc propre, pas taggé de partout, pas puant, avec les sièges pas lacérés. Tous ceux que j’avais fréquentés jusque là avaient passablement vécu et portaient les stigmates de leur existence… Rien de ceci à Lausanne.

Allez, tout de même un point négatif pour conserver ma réputation de râleur : les jingles avant les annonces des stations. Franchement, le « fifre et tambour  » à la Riponne et surtout le catareux souffreteux au CHUV, ça, c’est pas terrible. J’avais entendu un temps que ce devait être Marie-Thérèse Porchet qui devait faire les annonces; sans être un fan, ça aurait été presque mieux !

Bref, je suis épaté et fier d’être vaudois. Gilles avait raison : Y’en a point comme nous !

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