Archive pour le mot-clef ‘jardin’

Eté indien

Lundi 28 septembre 2009

Non, ce n’est pas un hommage à Joe Dassin, mais aux magnifiques fleurs de mon jardin. On a vraiment eu une année 2009 incroyable au niveau météo, et cette fin de mois de septembre voit des floraisons tardives presque plus exhubérantes qu’au printemps. Des preuves ? Voici :

La calla en fleurs (comme celles à 15,90 de la Migros) :

Le massif de chrysantèmes :

Même le rosier William Shakespeare nous refait une floraison. Et les cosmos, je vais finir par croire que ce sont des mauvaises herbes tellement il y en a :

Bref, beau temps pour l’arrière saison !

Parc de la Grange

Lundi 24 août 2009

J’ai passé plus de 20 ans dans le quartier des Eaux-Vives à Genève, et il y a là-bas un coin que j’ai adoré à tout âge, c’est le Parc de la Grange.

Quand on est gamin, c’est l’endroit idéal pour aller faire de la trottinette, jouer au ballon et se râper pour les genoux sur le goudron en dévalant les petits chemins à vélo. Un peu plus tard, on va fumer ses premières cigarettes en cachette  dans les coins tranquilles sous les arbres, en sortant de l’école. Encore un peu plus tard, on va avec les copains-copines et la guitare et on ressent ses premiers émois sous les frondaisons du cèdre géant, qui a dû en voir défiler, le pauvre, depuis le temps.

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Et encore plus tard, la semaine passée précisément, j’ai apprécié un nouvel aspect du Parc qui n’importait jusqu’ici pas tellement : les plantes. Évidemment, avec un jardin à soi et toute la peine que l’on a à s’occuper de la gent végétale, celle du Parc prend tout de suite une autre dimension. En l’occurrence, à Solarie on a mis cette année les même plantes que les ingénieurs-agronomes-paysagistes de la Ville : la côte de bette rouge :

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Elles sont tout à fait comestibles, mais donnent un peu une drôle de couleur au gratin. Elles ont les tiges vraiment carmin :

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Et ils ont en plus fait des combinaisons avec de la canne de Provence, et ce qui me semble être une sorte de chou ou de brocoli, un peu violet sur les tiges. Le mélange de couleur et de textures de feuilles est absolument génial. On avait aussi planté de la canne il y a deux ans, c’est vrai que c’est flatteur de trouver dans un cadre pareil les plantes que l’on avait choisies pour son propre jardin !

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La cabane

Jeudi 13 août 2009

Voila, cette fois c’est tout fini. La cabane est terminée, et trône fièrement sur son socle de béton au fond du jardin :

Et comme toujours, ce sont les petits détails et les finitions qui ont pris quasiment le plus de temps. Le montage en soit est relAtivement facile; les madriers s’emboîtent assez aisément les un dans les autres et l’édifice croît assez vite :

Le plus long (et le plus bruyant !) fut le clouage des lambris du toit. Heureusement que là aussi, j’ai bénéficié d’une aide précieuse et efficace :

Il ne restait plus qu’à tirer le câble électrique (non, je n’avais pas oublié la gaine en coulant la dalle) et poser les prises :

Je me suis même offert un joli lampadaire pas cher trouvé à la migros et qui est du meilleur effet dans le décor :

Et pour le sol, après avoir maniaquement jointé les bords à la mousse expansive et au silicone pour éviter les infiltrations d’eau, j’ai récupéré ce qui me restait de parquet des combles que j’ai posé sur un sol en OSB. Une petite baguette pour masquer les joints de dilatation, et voila le travail :

Au final, je me dit que cette cabane est trop cosy pour en faire un atelier…

Le béton pour les nuls

Lundi 20 juillet 2009

Finalement, ça y est ! Le beau temps est revenu, on a pu terminer la construction de la dalle en béton qui recevra la fameuse cabane de jardin. Ca a pris pas mal de temps, et ça nous a coûté passablement  de courbatures, mais le béton, y’a bon !

En fait, le problème principal, c’est le poids des volumes à trimbaler. Les raisons pour lesquelles je ne peux pas faire venir une toupie sont détaillées ici. La difficulté majeure à la main, c’est de faire les niveaux corrects. Mais à part ça,  la réalisation en soit n’est franchement pas si compliquée. Bien sûr, il n’y pas de droit à l’erreur, car si c’est faux, la seule solution pour recommencer, c’est le marteau-piqueur… Il faut donc bien préparer sa construction.

Dans mon cas, il me fallait un vingtaine de mètres carrés sur un terrain en légère pente. J’avais l’avantage par contre d’avoir une bordure (pas droite du tout !) pré-existante qui délimitait la zone sur un côté. Le plus simple était donc de continuer la délimitation par un muret en parpaings. Et vu les prix de location d’une bétonnière, j’ai vite vu que l’achat de cet engin était nettement plus avantageux que la location (modèle ici présenté à 120 €) :

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J’ai donc commencé par mettre deux rangées de parpaings (20 x 10 x 50 cm), de sorte à avoir une délimitation de niveau, en tous cas sur la moitié du périmètre. Pour la bordure biscornue, j’avais prévu de faire le niveau au moyen de planches de coffrage :

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La tranchée est creusée de sorte à ce que l’ensemble soit de niveau. Une semelle de béton est coulée au fond et les parpaings ajustés dedans. Ils sont scellés entre eux avec un mortier tout prêt acheté dans le commerce.

Il a ensuite fallu arracher les herbes et préparer le sol. Grâce aux cousins-cousines de Moldavie/Alsace, durs au labeur, cette opération a été effectuée en un temps record. On a ensuite recouvert le sol d’un film géotextile pour empêcher la pression osmotique due à la repousse des végétaux :

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Le niveau sur toute la surface a été réalisée au moyen de gravier grossier qui sert de remblai. Dans mon cas, il y fallu près de deux mètres cubes pour faire un niveau pifométriquement correct. La précision absolue n’est pas indispensable, c’est le béton surtout qu’il faudra mettre de niveau. Ce remblai a permi de compenser la pente de près de 20 cm sur 5 m de longueur :

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Il a ensuite fallu prévoir l’armature du béton. Là, j’ai eu de la chance, j’ai trouvé dans le commerce des grilles de section 20 x 20 cm de dimension presque exacte. Un petit coup de meuleuse d’angle pour raccourcir ce qu’il fallait, et elles s’ajustaient parfaitement dans la surface. Pour les surélever du sol et qu’elles soient bien prises au centre de la dalle, j’ai utilisé des parpaings de 20 x 5 x 50 cm, ce qui me permettra aussi de marcher comme sur des pas japonais au moment du coulage du béton :

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Et finalement, la partie sportive : le coulage du béton. Pour cette surface, j’en avais à peu près besoin de 2 mètres cubes. Comme ma bétonnière peut raisonnablement être remplie à 50 litres, cela représente approximativement 40 unités. Même avec Denys comme ouvrier spécialisé en plus, impossible de faire ça en une seule fois. Il a donc fallu prévoir des planches de coffrage, et étaler (c’est le cas de le dire !) l’opération sur plusieurs jours. En espérant bien sûr que la météo soit clémente… et elle ne le fût pas !
Pour le béton, j’avais commandé le mélange sable/gravier déjà tout prêt. Plus qu’à ajouter le ciment (proportion 1/4) et l’eau (environ 1/5 pour avoir une consistance facile à répandre. Et le truc dont je me suis rendu compte que le troisième jour : il faut vider la bétonnière directement dans la brouette et « benner » cette dernière directement sur le chantier. J’avais commencé au début à coup de seaux de 10 litres, mais c’est tuant et laborieux.
Une fois répandu, bien « vibrer » le béton avec la tranche d’une planche. Ma tendre moitié s’est chargée de le mettre de niveau, et il faut dire qu’elle s’en sort pas mal du tout :

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La planche de coffrage va permettre de bien délimiter la zone pour faire un raccord facile avec la partie suivante. Dans l’idéal, il faudrait disposer les planches de coffrage sur tout le périmètre de la zone à couler, en les laissant à niveau et juste à fleur. On pourrait ainsi « tirer » le béton très facilement en prenant appui sur ces guides. Dans ma configuration, j’ai travaillé avec une règle à niveau de 2 mètres et cela va aussi, même si c’est plus approximatif. Notons aussi la gaine électrique à ne pas oublier !

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Et comme tout artiste, ne pas oublier de signer son oeuvre :

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Et voila le travail ! Bilan des courses, j’en ai eu pour environ 700 € de fournitures, livraison comprise, achetées essentiellement chez Leroy-Merlin :

  • une quinzaine de parpaings 20 x 10 x 50 cm;
  • 2 m3 de remblai;
  • 2,5 m3 de mélange sable/gravier à béton;
  • une vingtaine de sacs de ciment;
  • un rouleau de film géotextile;
  • une quinzaine de parpaings 20 x 5 x 50 cm;
  • deux grilles de fer à béton de maillage 20 x 20 cm;
  • 3-4 planches de coffrage

… sans parler des outils indispensables : bétonnière, règle à niveau, truelles, brouette, seaux, serre-joints, bière et salami pour l’apéro.

Et encore plus indispensable : des potes sur lequels on peut compter. Parce que au total, on a quand même trimballé à la main plus de 6 tonnes de marchandises !

Vieille connaissance

Mardi 30 juin 2009

Hier soir à Solarie, on a eu la visite d’une vieille connaissance que l’on n’avait pas revu depuis deux ans :

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Oui je sais, on ne voit pas grand chose : je n’ai qu’un iPhone 2G, qui n’a pas de macro ni de flash, donc les gros plans de nuit, c’est un peu… artistique. Mais quoi qu’il en soit, je vous assure : c’est bien Fernand le ver luisant en personne, qui est cette fois-ci un peu en avance sur le 1er août !