Voilà, de retour d’Egypte (félicitations à ceux qui ont remarqué le chameau au milieu de la photo du post précédent !), et on dirait que la météo nous suit : on est parti là-bas, on a eu deux jours de pluie, on revient ici et on a une journée quasiment printanière ! Dingue le magnétisme que je peux avoir sur les nuages…
A part ça, on était aussi bien contents de retrouver nos minets. Parce que l’on a beau dire, ça fait du soucis, ces petites bêtes… Bien que notre adorable voisine se soit gentiment chargée de l’intendance complexe sur trois minets, on était tout de même un peu inquiets de savoir comment cela s’était passé sans nous. Et la réponse fut plutôt rassurante :
De notre virée à la SPA de Lausanne, nous avions donc ramené Fifi Brindacier et Mișka (prononcez « Mischka », car il y a un « ș » roumain et non pas un « s »). En fait, on était parti au départ spécialement pour Mișka, car c’était elle que Madame avait vue à la télé à l’occasion d’un reportage sur un riche Monsieur sans héritiers qui avait légué toute sa fortunes aux différentes SPA de Suisse Romande. Lors de la séquence tournée à la SPA de Lausanne, une jolie petite minette écaille de tortue avait tenu la vedette, et comme elle ressemble un peu à notre regrettée Totoche, Madame avait décrété qu’il fallait aller adopter celle là. Et moi, il y a bien longtemps que je ne discute plus les décisions de Madame, dont acte.
Et on a pas eu de chance non plus : la pauvre Mișka avait déjà été adoptée une fois et ramenée en catastrophe à la SPA, car elle avait soi-disant mauvais caractère. D’ailleurs, au moment de nous la présenter, la Dame de la SPA s’est fait griffer au sang et nous a annoncé : « Je vous déconseille de la prendre, on va la piquer lundi, elle est trop sauvage. » Autrement dit, si on ne la prend pas, c’est « Adieu Berthe »… Ben voyons ! Ni une ni deux, on part avec notre pauvre Fifi toute malade et notre Mișka psychopathe en puissance…
Dire que cela a été tout seul serait mentir. En plus, notre Gribouille a décidé qu’il ne peut pas encadrer Mișka, donc il lui souffle contre dès qu’il la voit. Heureusement, il se balade quasiment toute la journée dehors, et au bout de quelques semaines, généralement ils s’ignorent royalement lorsqu’ils se croisent par hasard dans la maison.
Mais l’autre point sympathique, c’est la pauvre Mișka est aussi malade : digestion difficile, elle vomit tout si elle mange autre chose que de la nouriture spéciale « chats sensibles » à 2.50 Frs le sachet… Et évidemment, trois menus différenciés pour trois chats, je ne vous explique pas les petits matins difficiles lorsqu’il faut jongler entre trois gamelles avec trois sortes de nourriture différentes, surtout que les lascars ont très envie de goûter chez le voisin et ne sont pas très collaboratifs !
Et outre sa soi-disant psychopathie dormante, Mișka a une particularité que je n’avais jamais vue chez un autre chat : elle a de bonnes manières, elle mange sa nourriture avec des couverts. Enfin presque : elle mange avec la patte au lieu de lapper vulgairement dans sa gamelle :
Ce n’est pas nouveau, à Solarie on aime bien les originaux !
Depuis que le pauvre Gribouille s’est retrouvé enfant poilu unique, ça nous travaillait de lui acheter un petit frère ou une petite sœur. Et puis, cela ne lui ferait pas de mal de se faire socialiser un peu, parce Monsieur le Baron commençait à prendre des habitudes de pacha.
Nous sommes donc allés il y a quelques semaines à la SPA de Lausanne (ben oui, je voulais adopter un Vaudois pur race), et là, c’est affreux… Voir toutes ces bestioles en attente du pire ou du meilleur, j’ai failli partir avec une ménagerie complète. Mais bon, il fallait bien se décider. On n’a pas pu faire moins que d’en prendre deux : Miska, une superbe écaille de tortue et Fifi Brindacier, petite minette rouquine.
Miska, j’en parlerai une prochaine fois, car ce n’était pas évident au départ. Et pour Fifi Brindacier, ce n’est pas compliqué : soit on la prenait, soit elle passait à gauche deux jours plus tard.
Fifi est une petite rouquine de 6 mois, atteinte de coryza, et qui devait peser 1,2 kg quand on la prise au milieu de tous ces gros matous. La pauvre : elle a passé deux jours à la maison où on l’a nourrie à la seringue, et finalement 4 jours chez le véto sous perfusion et cure d’antibiotiques.
Mais l’épilogue est cette fois-ci heureux : Fifi est maintenant en pleine forme, et le vieux grincheux de Gribouille commence à prendre son rôle de patriarche éducateur très au sérieux, comme on le voit ici :
Mais rassurez-vous, même si ça a l’air violent comme ça, tout est bien qui finit bien :






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