Fuites

Le 7 janvier 2012, in Boulot, par neuschgu

Contrairement à certaines accusations perfides de media mal informés, la Tour TSR de Genève ne prend absolument pas l’eau :

  

Posé à même le verre dans l’atrium du 7ième étage, pas la moindre goutte sur l’objectif de mon iPhone…

 

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Mon ex-bureau

Le 13 juillet 2010, in Boulot, par neuschgu

Après plus de 5 ans de travaux quasiment tenus secret, la nouvelle Tour de la RTS (et non plus de la TSR !) doit normalement nous être remise par l’entrepreneur au début du mois. Je dis bien « normalement », car comme dans tout chantier qui se respecte, les choses ne se passent pas aussi bien que prévues. J’ignore où nous en sommes entre les pénalités de retard, les constats d’huissiers, les restitutions avortées et les négociations secrètes, mais ce n’est un mystère pour personne, cela ne se passe pas comme cela aurait dû. Morale  de ceci, l’accès à la Tour pour les personnes qui doivent y préparer le retour du personnel est strictement et très rigoureusement contrôlé.

En ce qui me concerne, je me réjouissais d’aller me balader dans le bâtiment armé de mon appareil photo, et de faire un nouveau diaporama avec les photos primeurs du nouvel aménagement de la Tour… C’est un peu compromis : pas question d’entrer là-bas avec un appareil photo sans avoir une bonne raison. Sans parler des risques d’envenimer le conflit entre le propriétaire et l’entrepreneur si des photos indésirables sont publiées… Mais je ne résiste cependant pas à une grosse bouffée de nostalgie : l’emplacement de mon ancien bureau du 10ième étage, le 10L11. Voici ce qu’il est devenu :

Photo prise à la sauvette avec mon iPhone 2G. On ne voit pas très bien, mais on distingue la moquette anthracite et les parois de séparation en verre, pour laisser les locaux le plus lumineux possible. C’est franchement réussi.

Dommage que le dernier plan d’affectation que j’ai eu dans les mains ne mentionne mon département dans les environs…

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Le béton pour les nuls

Le 20 juillet 2009, in Maison, par neuschgu

Finalement, ça y est ! Le beau temps est revenu, on a pu terminer la construction de la dalle en béton qui recevra la fameuse cabane de jardin. Ca a pris pas mal de temps, et ça nous a coûté passablement  de courbatures, mais le béton, y’a bon !

En fait, le problème principal, c’est le poids des volumes à trimbaler. Les raisons pour lesquelles je ne peux pas faire venir une toupie sont détaillées ici. La difficulté majeure à la main, c’est de faire les niveaux corrects. Mais à part ça,  la réalisation en soit n’est franchement pas si compliquée. Bien sûr, il n’y pas de droit à l’erreur, car si c’est faux, la seule solution pour recommencer, c’est le marteau-piqueur… Il faut donc bien préparer sa construction.

Dans mon cas, il me fallait un vingtaine de mètres carrés sur un terrain en légère pente. J’avais l’avantage par contre d’avoir une bordure (pas droite du tout !) pré-existante qui délimitait la zone sur un côté. Le plus simple était donc de continuer la délimitation par un muret en parpaings. Et vu les prix de location d’une bétonnière, j’ai vite vu que l’achat de cet engin était nettement plus avantageux que la location (modèle ici présenté à 120 €) :

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J’ai donc commencé par mettre deux rangées de parpaings (20 x 10 x 50 cm), de sorte à avoir une délimitation de niveau, en tous cas sur la moitié du périmètre. Pour la bordure biscornue, j’avais prévu de faire le niveau au moyen de planches de coffrage :

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La tranchée est creusée de sorte à ce que l’ensemble soit de niveau. Une semelle de béton est coulée au fond et les parpaings ajustés dedans. Ils sont scellés entre eux avec un mortier tout prêt acheté dans le commerce.

Il a ensuite fallu arracher les herbes et préparer le sol. Grâce aux cousins-cousines de Moldavie/Alsace, durs au labeur, cette opération a été effectuée en un temps record. On a ensuite recouvert le sol d’un film géotextile pour empêcher la pression osmotique due à la repousse des végétaux :

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Le niveau sur toute la surface a été réalisée au moyen de gravier grossier qui sert de remblai. Dans mon cas, il y fallu près de deux mètres cubes pour faire un niveau pifométriquement correct. La précision absolue n’est pas indispensable, c’est le béton surtout qu’il faudra mettre de niveau. Ce remblai a permi de compenser la pente de près de 20 cm sur 5 m de longueur :

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Il a ensuite fallu prévoir l’armature du béton. Là, j’ai eu de la chance, j’ai trouvé dans le commerce des grilles de section 20 x 20 cm de dimension presque exacte. Un petit coup de meuleuse d’angle pour raccourcir ce qu’il fallait, et elles s’ajustaient parfaitement dans la surface. Pour les surélever du sol et qu’elles soient bien prises au centre de la dalle, j’ai utilisé des parpaings de 20 x 5 x 50 cm, ce qui me permettra aussi de marcher comme sur des pas japonais au moment du coulage du béton :

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Et finalement, la partie sportive : le coulage du béton. Pour cette surface, j’en avais à peu près besoin de 2 mètres cubes. Comme ma bétonnière peut raisonnablement être remplie à 50 litres, cela représente approximativement 40 unités. Même avec Denys comme ouvrier spécialisé en plus, impossible de faire ça en une seule fois. Il a donc fallu prévoir des planches de coffrage, et étaler (c’est le cas de le dire !) l’opération sur plusieurs jours. En espérant bien sûr que la météo soit clémente… et elle ne le fût pas !
Pour le béton, j’avais commandé le mélange sable/gravier déjà tout prêt. Plus qu’à ajouter le ciment (proportion 1/4) et l’eau (environ 1/5 pour avoir une consistance facile à répandre. Et le truc dont je me suis rendu compte que le troisième jour : il faut vider la bétonnière directement dans la brouette et « benner » cette dernière directement sur le chantier. J’avais commencé au début à coup de seaux de 10 litres, mais c’est tuant et laborieux.
Une fois répandu, bien « vibrer » le béton avec la tranche d’une planche. Ma tendre moitié s’est chargée de le mettre de niveau, et il faut dire qu’elle s’en sort pas mal du tout :

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La planche de coffrage va permettre de bien délimiter la zone pour faire un raccord facile avec la partie suivante. Dans l’idéal, il faudrait disposer les planches de coffrage sur tout le périmètre de la zone à couler, en les laissant à niveau et juste à fleur. On pourrait ainsi « tirer » le béton très facilement en prenant appui sur ces guides. Dans ma configuration, j’ai travaillé avec une règle à niveau de 2 mètres et cela va aussi, même si c’est plus approximatif. Notons aussi la gaine électrique à ne pas oublier !

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Et comme tout artiste, ne pas oublier de signer son oeuvre :

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Et voila le travail ! Bilan des courses, j’en ai eu pour environ 700 € de fournitures, livraison comprise, achetées essentiellement chez Leroy-Merlin :

  • une quinzaine de parpaings 20 x 10 x 50 cm;
  • 2 m3 de remblai;
  • 2,5 m3 de mélange sable/gravier à béton;
  • une vingtaine de sacs de ciment;
  • un rouleau de film géotextile;
  • une quinzaine de parpaings 20 x 5 x 50 cm;
  • deux grilles de fer à béton de maillage 20 x 20 cm;
  • 3-4 planches de coffrage

… sans parler des outils indispensables : bétonnière, règle à niveau, truelles, brouette, seaux, serre-joints, bière et salami pour l’apéro.

Et encore plus indispensable : des potes sur lequels on peut compter. Parce que au total, on a quand même trimballé à la main plus de 6 tonnes de marchandises !

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Laisse béton

Le 11 juin 2009, in Maison, par neuschgu

J’avais déjà parlé ici de la dalle que je voulais construire pour poser ma cabane de jardin. Vu les problèmes rencontrés, j’avais un peu laissé tombé l’idée. Et voila t’y pas que pour mon anniversaire, un groupe d’individus subversifs (habilement fomenté par ma tendre moitié) m’ont offert ladite cabane de jardin… Cette fois, je n’ai plus le choix, il y va de mon honneur : il faut que je fasse cette dalle pour y poser la cabane.

Après m’être renseigné à gauche et à droite, je me suis rapidement rendu compte que tout le monde sait mieux que tout le monde comment il faut faire. Ce que dit le premier interlocuteur est cité en exemple à ne pas suivre par le second. Donc une fois le doute existentiel passé, je me suis dit que je ne doit pas être plus bête qu’un terrassier kosovar, et que le béton, ce n’est pas si compliqué que ça quand on manipule de complexes concepts de sécurité informatique dans une boîte de tarés d’artistes. J’ai donc pris mon chéquier, mon Opel break et suis allé chez Brico-Dépot acheter le nécessaire :

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Non mais ! Je ne vais pas me laisser emmerder par quelques kilos de caillou, non ?

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Les gars du bâtiment

Le 4 mars 2009, in Maison, par neuschgu

Quand j’étais à l’Uni en informatique, il y avait un gag qui circulait : « Si les architectes construisaient les maisons comme on développe des programmes, le moindre oiseau sur le toit ferait tout s’écrouler. » Oui, bon c’était il y a longtemps. Quoi qu’il en soit, la certitude sous-jacente à ce bon mot, c’est que les gars du bâtiment, ils connaissent leur boulot, et ils construisent bien et solide.

Quelques années plus tard, j’ai eu l’occasion de me confronter aux gars du bâtiment. C’est en France voisine, d’accord, mais d’après ce que j’entends de part et d’autre de la frontière, le phénomène est relativement global :

IL N’Y EN A PAS UN QUI SACHE BOSSER CORRECTEMENT !

Rien de tel qu’une illustration par l’exemple, et pour que cela soit plus parlant, amusons-nous à faire une analogie dans un domaine de compétence que je maîtrise bien :

L’entreprise XYZ me mandate pour réaliser un portail d’accès distant sur son infrastructure informatique. Je mets ma plus belle cravate, et je viens expliquer qu’il n’y a aucun problèmes, que tout sera simple à faire et que les utilisateurs seront très contents. Niveau délai, pas de soucis, une semaine au plus, et le budget à peine 10’000.- tout compris. Et c’est parti, ils signent (les inconscients !).

Au final, j’aurai selon la loi tacite en vigueur, les éléments suivants :

  • La facture est finalement de 12’000.-, j’avais vu un peu court. Pas grave, 20% de dépassement budgétaire, on est dans la norme.
  • Le délai est dépassé de deux semaines, parce j’avais une autre installation en même temps à l’autre bout du canton, et comme là-bas ce sont des chieurs, il fallait vraiment que je finisse en priorité pour éviter le tribunal.
  • L’accès distant ne marche que pour le serveur qui contrôle les capteurs de température dans le bâtiment. Ça ne sert pas beaucoup aux utilisateurs, mais c’est super-pratique pour l’entreprise qui gère leur chauffage, ils peuvent tout contrôler à distance. Si j’avais voulu rendre les accès possibles à tout les serveurs, je n’aurais jamais pu tenir ni le délai, ni le budget. Mais bon, s’ils veulent bosser, ils n’ont qu’a venir à la boîte, sans blague !
  • Pour s’authentifier, il faut taper en moins de 3 secondes un mot de passe dynamique de 50 caractères en même temps que l’on entre son empreinte digitale et que le capteur scanne la rétine droite. Ce n’est pas super convivial, mais c’est hyper-sécurisé. C’est quand même de la sécurité qu’ils voulaient avant tout.

Bref, tout est nickel, mais ces teignes de l’entreprise XYZ n’arrêtent pas de me harceler parce que soi-disant mon boulot est mal fait. Mais ce n’est pas trop grave, l’autre collègue qui fait le même boulot que moi est déjà en procès avec eux, donc je suis tranquille. Si j’ai cinq minutes lors du prochain chantier, j’enverrai mon apprenti qui a commencé il y deux jours leur régler les derniers petits problèmes.

En ce qui concerne le milieu où je bosse, cette histoire est impensable. Dans le bâtiment, c’est la règle. J’ai mandaté trois fois des entreprises pour faire du boulot chez moi. Les trois fois j’ai pu repasser derrière. Les arguments justificatifs qu’ils nous sortent sont à hurler à la lune. Seule recours possible : la voie légale. Mais cela veut dire : frais, délai, expertises, chantiers interminables. Comme tout le monde, j’ai évidemment renoncé. La solution que j’ai trouvé à tout cela : je fais désormais tout moi-même ! Ca coûte moins cher, les délais sont un peu plus long, et c’est au moins bien fait.

Je me demande si je ne vais pas me mettre à bosser dans le bâtiment, moi…

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