Archive pour la catégorie ‘Musique’

Ramasse-minettes

Jeudi 17 avril 2008

Je crois que je n’avais jusque là pas encore parlé de mon ramasse-minettes. Pour ça, il faut faire un historique en plusieurs temps.
Mars 1987. Je venais de passer mon permis de conduire, et comme tous les garçons à cet âge là, je me serais très bien vu au volant d’une belle voiture de sport, genre porsche 911 ou Chevrolet Camaro. Alors comme tout le monde, je suis allé au salon de l’auto, rêver devant ces magnifiques châssis… Et j’étais tombé en arrêt devant un petit bijou qui m’avait totalement tapé dans l’oeil : la toyota MR2. Superbe : biplace, moteur central, impression d’être au volant d’une formule 1 à cause de la disposition de la console centrale et du levier de vitesse qui se manie comme un joystick (comme mon commodore 64), bref le rêve. Je me suis dit à ce moment là, après avoir passé plusieurs minutes sur le siège du conducteur, que quand je serai grand, j’en aurai une pareille, et que ce serai vraiment cool d’avoir le coude à la fenêtre avec AfterBurner de ZZTOP dans l’autoradio. Justement, j’ai la cassette dans mon walkman.

Mars 2002. Je sors de deux mois d’hôpital et de convalescence, avec la ferme certitude que l’être humain, c’est-à-dire moi en particulier, n’est pas éternel. Et que s’il y a des choses que l’on veut vraiment faire, mieux vaut ne pas attendre trop parce que l’on ne sait pas du tout de quoi demain sera fait. Bref, je cherche sur Internet, et je fini par trouver un type qui vend une toyota MR2, modèle 1986, peu de kilomètres, bon état. Je lui dit OK pour 4’000, mais avec la visite passée. Ca marche :


Mon ramasse-minette Vitesses-joystick

Ca fait maintenant 6 ans que je roule deux ou trois fois par semaine avec, j’ai toujours le même plaisir de grand gosse quand je mets le contact. Par contre, l’autoradio, je l’ai changé avec un modèle qui lit les cartes SD : j’ai tous les CDs de ZZTOP en MP3 !

MeteorShower

Lundi 14 janvier 2008

C’est indiqué dans ma petite présentation en haut à droite : « …guitariste à mes heures dans le groupe MeteorShower« . Seulement, le groupe en question semble avoir vécu. Près de cinq ans de hauts et de bas, mais une expérience inoubliable tout de même.
Le truc génial, c’était les soirées « Open the cage ». Je ne me rappelle plus très bien comment c’était parti, ni quelle idée de génie était derrière ce nom, mais le principe consistait à se retrouver sur la presqu’île sur l’Arve près de la prise d’eau de Vessy et de faire un concert sauvage en pleine nature. Au début c’était parti avec un cervelas grillé et une guitare sèche, ambiance un peu boy scout, puis on avait finalement organisé une véritable logistique avec lumières, barbecue, boissons, ampli, disco et bien sûr groupe électrogène. Le tout à amener sur place depuis les places où on pouvait laisser les voitures, ça représentait quelques voyages. Et le plus périlleux, c’était le retour vers 3h du matin, dans le noir, généralement passablement alcoolisés, refaire les voyages dans l’autre sens…

Le groupe avait même un site, mais faute de bonnes volontés pour s’en occuper, il a finalement fermé. J’ai même oublié de renouveller le nom de domaine, car ça n’avait pas vraiment de sens de le garder dans ces conditions. Mais le truc marrant, c’est que je suis tombé sur les archives du site et j’ai retrouvé cette video d’une soirée « Open the Cage ». La qualité est …artistique, le montage très amateur et le son passablement saturé, mais c’était quand même une chouette ambiance :

[video:google:6724366437484734632]

Et je balance : certains plans ont été filmés par Nakan en personne ! J’espère que ses images de l’Ile de Pâques seront d’aussi bonne facture !

Bon pour les oreilles et le gosier

Mardi 24 octobre 2006

Et bien vu qu’il n’y a toujours pas beaucoup de matière pour écrire quelque chose sur le sexe, je me suis rabattu ces derniers temps sur des plaisirs plus à ma portée. Et comme dans ceux-ci il y en a également un certain nombre qui me font du mal, je me suis offert l’autre soir une bonne bouteille. Un Pata Negra Gran Reserva pour être précis, vin de Castille vieilli en fût de chêne, plutôt corsé, qui donne bon chaud partout.
Un coup d’oeil sur mes CDs, qu’est-ce qui passerait bien dans cet état d’esprit ? Vu l’humeur nostalgique de ces derniers temps, on va plutôt regarder du côté des années 80 – 90, mais j’ai envie d’un truc un peu corsé, sans être agressif, qui fasse ton sur ton avec le vin. Je passe en revue les Kiss, AC/DC et autres Iron Maiden, et mon regard s’accroche sur la pochette noire du Appetite for destruction de Guns N’ Roses. Voyons, 1987, il me semble qu’il y en avait une que j’aimais bien sur celui-là. Mais bien sûr, c’est « sweet child of mine« , avec le fameux riff. Comment ai-je pu l’oublier, alors que je l’avais même jouée il y a moultes années…

Bon, d’accord. Rien à voir avec le sexe, et rien d’extraordinaire non plus. Mais ce sont les moments de petits plaisirs comme ceux-ci qui rendent la vie formidable, non ?

Tendance DJ

Dimanche 22 octobre 2006

Voila un truc que je ne comprends pas : les DJs. Pourtant, ce n’est pas faute d’avoir essayé ou d’en avoir fréquenté, mais je ne comprends simplement pas le principe de base. Selon ce que j’avais compris, la musique peut s’apprécier de deux manières : par l’écoute ou par la pratique.
Pour l’écoute, on a tous dans notre entourage un « gourou » qui reconnait tous les morceaux à la première note, qui connait tous les styles, toutes les tendances et les noms de tous les membres de n’importe quel groupe. Ca, c’est quelqu’un qui apprécie la musique et vit sa passion par l’écoute.
Pour la pratique, la personne en question a quelque chose à exprimer, et elle le fait en composant ou en interprétant selon sa senbilité et son expérience un morceau de musique donné. Cela nécessite la maitrîse d’un instrument de musique, ou de sa voix dans le cas d’un chanteur. Le message ou l’émotion qui finalement ressort de l’instrument est une synthèse de ce qu’il est techniquement et émotionnellement capable de faire, et cela donne au final une palette quasi infinie en fonction des individus.

Le DJ est-il simplement situé entre ces deux pôles ? Je n’en ai pas l’impression, car il me semble que (bougez pas, je mets ma casquette de vieux con) passer sur une platine des compositions d’authentiques musicien relève plus du plagiat que de la création… d’où mon incomprehension. On peut ainsi se poser la question : qu’est-ce qui fait un bon DJ ? Sa sensibilité aux humeurs d’un public ? Son look ? Sa collection de vinyles ? Son matos ? D’autant plus que l’on voit à travers les scènes de Suisse, de France et de Navarre le dernier people en mal de célébrité se revendiquer DJ et « jouer » (désolé, obligé de mettre des guillemets) dans les lieux branchés.

Et puis je n’y peux rien, mais les styles… Déjà rien que les noms me font penser aux armes de Goldorak. Est-ce que quelqu’un peut m’expliquer, exemples clairs à l’appui, la différence entre de l’electro-pop, du hardstyle, du minimal, du urban, et de la house ?

Alors voila, j’ai volontairement pris un ton « un peu tranché » en espérant que ce post va susciter des réactions, mais j’aimerais vraiment comprendre les règles du jeu.

Jazz et pavé de saumon

Mardi 3 octobre 2006

L’autre soir, envie d’une petite bouffe soignée et calme. Ca tombe bien, j’ai appris que le Nicolas Roux Trio se produit au restaurant des Halles de l’Ile. Je les connais surtout parce que Gus Horn y joue, et Gus avant d’être un ami a été mon prof de guitare à l’AMR. C’est aussi grâce à lui que j’ai rencontré plein de musicos de la scène genevoise, et indirectement c’est sans doute grâce à lui que je joue encore maintenant. Alors voila, il méritait bien que je signale un de ses concerts, très jazz dans la formation de Nicolas Roux, mais avec des standards qui groovent bien et de petites incursions un peu bluesies… Donc à recommander chaudement !

En pleine croisière...Et puis le resto des Halles de l’Ile, je le trouve extraordinaire. La véranda au dessus du Rhône donne l’impression d’être en croisière, et l’accès par la promenade des Forces Motrices ou même par les escaliers qui descendent du pont de la Coulouvrenière donne un côté dépaysant par rapport au centre ville tout proche. Et on va même leur faire de la pub, parce que là, ce n’était pas très fréquenté, et je me demande bien pourquoi. La cuisine est délicieuse et originale, le poisson d’une qualité irréprochable et superbement accomodé. Les prix sont raisonnables si on sait le rester, et la carte des vins comporte des millésimes impressionnants ! Juste un bémol toutefois, sinon on va croire que j’exagère : le dessert n’avait pas besoin d’être aussi riche. Mais à part ça, c’était parfait. Si vous avez l’occasion, allez y faire un saut, ça vaut la peine.