Archive pour la catégorie ‘Musique’

Le syndrôme Woody Allen

Mercredi 10 mars 2010

Quand j’étais au collège, je tentais désespérément de séduire une camarade de classe fan de Woody Allen. Comme à l’époque non plus je ne pouvais pas tout miser sur mon physique, je me suis prétendu également fan du réalisateur New-Yorkais, et je me suis fait une culture expresse de la vie et de l’œuvre du cinéaste, à travers les projections du ciné-club et les cassettes VHS du vidéo club d’en face.

Globalement, je n’aimais pas du tout son cinéma : trop typé, prétentieux, intello, voire carrément chiant. Mais cela ne m’a pas empêché de quasiment tout voir : Sleeper, Manhattan, Comédie érotique d’une nuit d’été, Zelig, la rose pourpre du Caire, Radio days, Hanna et ses soeurs, etc. Le but du jeu étant d’inviter la demoiselle au ciné avant qu’elle n’ait vu qu’un nouveau Woody Allen était sorti. Au final, bien que je n’étais pas du tout amateur, je suis devenu un véritable expert ès-Woody Allen, et aujourd’hui je dois bien avouer que je me suis mis à apprécier certaines de ses œuvres, même si je ne suis finalement jamais sorti avec la demoiselle.

Quelques 10 ans plus tard, je même phénomène s’est produit avec ma compagne : elle est fan des Young Gods, alors que j’y étais de mon côté passablement allergique. Mais là aussi, je n’ai pas eu d’autre choix que d’y passer, et je me suis tapé les concerts de plein air, studio et unplugged. Et voilà que samedi passé, l’excellente Maison d’Ailleurs d’Yverdon organise à la suite du vernissage de sa nouvelle expo un concert quasi privé des Young Gods au Théatre de l’Echandole. Pas de chance : il reste des billets. Départ donc pour l’expo et le concert. Et bien comme pour Woody Allen, je me suis mis à apprécier les Young Gods.

Attention, je ne suis pas devenu fan inconditionnel, mais la partie acoustique était vraiment excellente. Le percussionniste est d’une précision absolue, et sait jouer tout en nuances. Le petit dernier, Vincent, est un guitariste classique de tout premier ordre. Je ne suis toujours pas très amateur des morceaux « classiques » de leur répertoire, mais il faut reconnaître que ce sont d’étonnants musiciens avec un talent certain. Et pas un sou de grosse tête : à la fin du concert, on a été tailler le bout de gras avec Vincent (qui est en fait un ancien élève de ma femme) et Alain, qui nous expliquait sa passion pour le sitar indien et m’a refilé les coordonnées de son luthier !

Et puis au moins j’ai réussi à sortir avec ma femme…

Local

Vendredi 6 novembre 2009

Le local

D’accord, ça a l’air un peu délabré, insalubre, voire un peu pourri au premier abord. Mais il y a un moment que j’adore, une fois par semaine c’est me retrouver là-bas seul un moment.

C’est notre local de répétition, qui est comme il se doit hébergé dans un abri de protection civile, en pleine zone industrielle. Pour accéder à ce local, il faut longer l’immense quai de chargement, slalomer entre les camions stationnés ici et les containers. En hiver, la nuit précoce et la pluie ajoutent à l’ambiance post nucléaire de cet endroit. On se croirait entre Fallout 3 et Blade runner…

Et bien je ne sais pas si je suis malsain ou quoi, mais j’arrive exprès une demi-heure avant mes camarades pour apprécier l’ambiance de ce lieu. C’est à la fois calme, bizarre et familier. J’adore installer mon matériel, accorder mon instrument, sortir mes partitions, puis aller passer un moment tranquille, avec un petit verre de rouge en guise d’apéritif, à me dire que j’ai de la chance à 40 balais d’avoir encore l’opportunité de jouer du rock dans une cave d’un bâtiment industriel !

Mobilité douce vs dure

Lundi 27 juillet 2009

Il y a maintenant une année et demi que je pratique la mobilité douce. A la belle saison, j’essaie de prendre le vélo 2 ou 3 fois par semaine, selon la météo. Voici un petit comparatif d’un trajet au boulot selon les deux modes de transport :

Heure

Mobilité dure

Mobilité douce

6h45

Réveil. Activation du radar anticollision pour le chat kamikaze qui slalome entre les jambes en faisant miaou, et remplissage immédiat de la gamelle. Réveil tout pareil, faut quand même pas rêver. Les chats s’en foutent que je fasse du vélo…

6h50

Douche, habillage avec ce qui tombe sous la main. Douche. Habillage, et ne pas oublier le short pour rentrer quand il fera 30 °C (variante été ; en hiver c’est la petite laine qu’il faut prévoir).

7h00

Café. Café.

7h15

Prendre la bonne clé pour la bonne voiture en fonction du programme établi la veille avec Madame (la MR2 pour aller à la décharge, c’est pas génial). Mise en place de la batterie sur le vélo et mode shuffle sur la playliste de l’iPhone.

7h20

Coup d’œil sur l’agenda et plainte par anticipation au sujet des pénibles séances interminables planifiées dans la journée. Départ. Ca descend, facile.

7h30

Départ. Info sur la RSR : la grippe porcine progresse, Brélaz est l’étalon présenté pour remplacer Couchepin, et la Lybie ne livre plus de pétrole. Pédalage sur la route de campagne avec les champs de blé à gauche et les vaches à droite. « Shine on you» sur l’iPhone.

7h40

Bardonnex ou routes de campagne ? Allez, c’est l’été, il n’y aura personne à Bardonnex. Doubler la file de voitures à la douane. «You shook me».

7h45

Pester contre tous ces p***tains de gaulois qui bouchonnent à la douane et qui viennent manger notre pain en Suisse. Prendre la piste cyclable avec son feu magique qui devient vert quand on approche. «What I’ve done».

7h50

Faire un doigt d’honneur au couillon de frontalier de m… qui essaie de se faufiler devant mon capot. Faire un petit signe à la gentille dame qui fait traverser les gamins à Plan-les-Ouates et qui me laisse passer avant. «Hand in my pocket».

7h55

Se taper le camion des poubelles dans la ruelle à sens unique qui mène au parking. Prendre la piste cyclable sur la rue à sens unique pour cause de travaux afin d’arriver au parking à vélos. «Snow», mais que le début, je suis arrivé !

8h00

Se contorsionner pour sortir les clés du garage que j’ai encore fourrées dans ma poche revolver. Poser l’iPhone sur son chargeur, se prendre un verre d’eau à la fontaine et commencer à bosser.

8h05

Se prendre la porte de l’ascenseur à la tronche par celui qui vient d’y entrer et qui n’est pas du genre à faire des politesses.

8h10

Arriver dans le bureau et dire : « P***tain, les gens roulent comme des cons, et ces travaux partout , ce n’est vraiment plus possible. »

Franchement, il n’y a pas de questions à se poser, la mobilité douce, c’est génial !

RSR : Radotages en Série Répétés

Mercredi 17 juin 2009

Depuis des années, j’écoute régulièrement la RSR. Surtout le matin et en fin d’après-midi, sur le chemin du boulot. Généralement ce sont les heures où il y a les émissions d’information. Mais là, depuis 5 jours, il n’y a plus qu’un seul sujet déclinée en long, en large et en travers, commenté 1265246 par jour par la crème du monde politco-artistico-sportivo-académique : la succession de Couchepin.

Alors certes, je ne nie pas que la politique nationale est intéressante, mais je pose une simple question : pourquoi une telle fixation de la part des journalistes et éditorialistes de la RSR ? Car si l’on réfléchit bien, de toute façon le successeur ne sera pas élu au suffrage universel par le souverain, mais par les parlementaires qui sont eux déjà en place. Donc à quoi bon faire des revues de détails de cohortes de candidats potentiels supposés, étant donné que les auditeurs (tout au moins la majorité de ceux qui n’ont pas un mandat parlementaire) n’auront pas accès au scrutin.

Et puis sur la forme, je n’en peux plus de ce vocabulaire de journaleux en mal d’originalité. Cela varie entre les thématiques suivantes :

  • Cléricales : pappable, conclaves, heureux élu;
  • Racistes : représentation des ethnies des candidats entre les latins, romands, alémaniques, Hutus, Tutsis. Est-ce qu’un candidat vivant à Genève, mais ayant un patronyme alémanique est Romand ou Teuton ?
    Et dans cette catégorie, la palme au brillant journaliste qui a surnommé notre Conseiller Fédéral socialiste qui-ne-veut-pas-donner-sa-démission  « Omar Leuenbongo« .
  • Chevaline : Etalon, tiercé de tête (et franchement, est-ce que Brélaz ou Levrat évoque un étalon ?).
  • Maritime : X et Y sont dans un bateau, X tient la barre, mais Z est un naufragé du suffrage.

Et quant aux débats pour savoir si Fribourg est un canton romand ou si la Singine du haut est de tradition latine, franchement, qu’avez-vous fait de votre esprit fédéral ? Donnerwetter ! J’espère qu’ils ne vont nous bassiner pendant 3 mois avec ça, auquel cas je vais récouter Radio-Névralgie !

Spécial dédicace

Mardi 10 mars 2009

Vu que j’en fréquente un certain nombre, et que je partage ma vie depuis 15 ans (jour pour jour aujourd’hui !) avec l’un d’entre eux : spécial dédicace aux profs :

Et à part ça, j’aime bien les « Fatals Picards », ils me rappellent les VRP. Et ils viennent de sortir un nouvel album. Ca fait donc trois bonnes raisons de parler d’eux !