Archive pour la catégorie ‘geekeries’

McBudget : bilan

Mercredi 12 mai 2010

Je l’avais promis il y a quelques mois déjà : un petit bilan d’utilisation du portable MBudget. Et en fait, si j’ai tardé à le faire, c’est que l’engin est entré dans mon quotidien et que je n’y pense même plus comme à quelque chose d’original ! Il faut dire que malgré ma longue (et brillante !) carrière dans le domaine, c’est mon premier « vrai » portable, qui ne soit ni récupéré dans une benne à ordure, ni un don désintéressé d’un employeur – exploiteur… Et je dois bien le reconnaître, le NetBook, c’est purement et simplement génial !

D’accord, l’iPhone permet d’accéder au Web pour aller vite chercher une adresse ou la recette du papet au poreaux. Mais le NetBook lui, il permet de surfer véritablement. En en plus, il pèse autour des 1 Kg, affiche joyeusement une autonomie de plus de deux heures et possède un système de fichier conséquent ainsi que de nombreuses interfaces vers le monde extérieur. Bref, c’est un véritable ordinateur, et en ce qui me concerne, aussi puissant que ma machine de bureau (d’accord, elle est vieille !). Et en plus, le client RDP marche très bien pour y prendre la main justement depuis le canapé du salon.

En fait, je me suis rendu compte qu’à la maison je ne suis pas un gros consommateur d’informatique. Mon utilisation se limite à de la consultation Web, de l’utilisation d’Excel pour ma comptabilité, diffusion de DivX sur la télé, et environ une fois tous les 3 mois, une crise de jeu intensive avec deux ou trois vols sur Flight Simulator. Pour ce dernier point, évidemment, le PC du bureau demeure indispensable. Mais pour le reste… Le MacBudget, c’est un vrai bonheur !

Concrètement, les points positifs sont les suivants :

  • Le système d’exploitation OSX : C’est bon, je suis converti. C’est beau, pratique, intuitif, efficace, sobre et design. En plus, c’est un vrai Unix derrière. Donc ça marche, point final.
  • VMWare tourne sans problèmes dessus. Donc on peut mettre un Windows, si jamais au cas où… Et en seamless mode, ça épate tout le monde de voir des fenêtres Windows sur un bureau OSX !
  • La sortie VGA : génial pour regarder des DivX sur la télé. J’ai une grande Samsung LCD, avec entrée VGA, qui me permet une résolution de 1920 par 1080, on pourrait même y visionner de la HD. Pour les DivX en tout cas, c’est génial. En plus avec Rowmote sur l’iPhone, c’est franchement super frime !
  • Le rapport qualité/prix : franchement, pour 333.- je trouve que c’est une super machine. C’est vrai, je n’ai pas fait une étude de marché poussée pour voir s’il y avait mieux, mais ça valait vraiment la peine.

Pour être tout à fait complet, voici tout de même une liste de points négatifs :

  • Ethernet : rien à faire, pas moyen de trouver un driver compatible avec la distribution contenant le bon driver d’écran. Il faut dire que j’ai assez vite abandonné : tant que le WiFi marche, on s’en fiche un peu, du filaire.
  • Le micro intégré ne fonctionne pas. Un peu embêtant pour Skype, c’est vrai. A creuser.
  • Le scroll multi-point ne fonctionne pas, alors que le touchpad est bel et bien multi-point. C’est dommage, d’autant plus que le pad est petit est très sensible. Lors de l’install, j’avais trouvé des drivers qui fonctionnaient dans ce mode, mais ils étaient malheureusement incompatibles avec la version contenant le driver d’écran. Là aussi, je pense que dans quelques mois on trouvera notre bonheur.

Bref, un bilan sans réserve pour ce petit engin. Sans parler du côté vintage de la couverture verte « MBudget », qui attire les regards des filles qui se disent : « Woa, le beau mec en face, il a un PC M-Budget… »

MacBudget : Marche à suivre

Mardi 16 mars 2010

Une fois n’est pas coutume, on va faire un véritable article de geek, où on va parler d’informatique rigolotte. Car en effet, d’innombrables lecteurs (salut Laurent !) m’ont demandé comment exactement procéder pour installer OSX sur le PC M-Budget. Alors voici la marche à suivre détaillée :

Tout d’abord, il faut savoir que le PC M-Budget est en fait un Acer Aspire One D250, cela peut servir aussi pour trouver les drivers sous Seven ou XP si l’installation foire complètement… Car il y a tout de même une difficulté majeure : faire fonctionner correctement l’écran et le WiFi. Et pour ce faire, la seule méthode qui fonctionne  à ma connaissance consiste à jongler avec deux distributions et de prendre en quelque sorte le meilleur des deux mondes. Pour ce faire, on a donc besoin de :

  • Un lecteur de CD USB, ou alors de solides connaissances de touillages de clés USB bootables. Il y a de la doc ici, mais personnellement, j’ai préféré investir 130.- dans l’achat du hardware, qui fait aussi graveur (utile pour iDVD !).
  • Un CD de « iAtkios v5″, disponible sur tous les bons torrents. Attention, j’ai essayé la v7 en disant que ça allait être pareil en mieux, que nenni : ça ne marche qu’avec la v5 !
  • Un CD de « iPC OSX86 10.5.6″, disponible au même endroit. C’est la seule distribution que j’ai trouvé qui contienne des drivers qui marchent pour le WiFi;
  • Un CD ou clé USB de Ubuntu pour partitionner le disque. UNetBootin est génial pour créer une clé live bootable. Je recommande Ubuntu 9.04, qui reconnait tout le hardware, contrairement à la 9.10 !
  • Les drivers écran disponibles ici (3 fichiers « kext »), que l’on trimballera via clé USB.
  • Les utilitaires OSX de bidouillages de kext et packages, disponibles ici. A mettre sur la même clé USB que l’on pourra monter sur le Mac.

Une fois tous ces éléments réunis, on peut attaquer dans le vif du sujet :

  1. Booter le PC avec la clé Ubuntu.
  2. Partitionner le disque dur en créant au moins une partition « HFS ». Pas besoin de la formatter, ce sera fait à l’installation de l’OS. Au début, j’avais redimensionné la partition Windows Seven pour faire un peu de place, mais quand je me suis rendu compte que je ne la bootais plus jamais, je l’ai carrément virée pour créé qu’une seule HFS. A voir…
  3. Connecter le lecteur CD USB et y insérer « iAtkos_v5″. Taper F12 au boot pour pouvoir choisir le CD-ROM.
  4. Une fois le système démarré (cliquer sur « next » à la 1ère fenêtre  pour avoir barre de menu en haut), choisir dans « Utility » le « Disk Utility »
  5. Sélectionner la partition créée pour OSX, puis faire un « Erase » en choisissant le système de fichier proposé par défaut (laisser l’option « journalising »)
  6. Quitter l’utilitaire disque et commencer l’installation sur la partition nouvellement créée.
  7. Choisir IMPERATIVEMENT les options suivantes dans les drivers (bouton « Customize ») :
    1. AHCI : Mode Sata pour le disque
    2. AppleP2Mouse : clavier et trackpad
    3. AppleHDA : carte son
    4. Intel GMA950 Laptop : Drivers écran. N’ai pas essayé sans, mais dans le doute…
  8. Attendre que l’installation se fasse (env 20 – 30 min) et enlever le CD
  9. Booter sur le disque dur. On doit avoir la petite musique funky pendant que l’on remplit le questionnaire au mieux de sa conscience… Mais on a un écran pourri et pas de réseau, c’est normal pour le moment !
  10. Insérer la clé USB qui contient les « kext » et les utilitaires.
  11. Démarrer « Kext Helper B7″ et y insérer les 3 fichiers « kext », et les installer. Rebooter
  12. Au boot, taper « -f -v ». On doit maintenant avoir l’écran qui fonctionne correctement.
  13. Installer « Pacifist » depuis la clé USB
  14. Insérer le CD-ROM « iPC OSX 10.5.6″ dans le lecteur et démarrer Pacifist.
  15. Choisir « Open Apple Install Discs », et s’armer de patience (env 15 min).
  16. Choisir dans les packages « Broadcom » , sous Drivers – Wireless et l’installer.
  17. Rebooter, de nouveau avec les options « -f -v »

Et voila ! Le PC M-Budget s’est transformé en MacBudget. On a normalement à peu près tout qui marche. Pour ceux qui essayent, merci de me trasmettre votre feedback. Et en cas de problème, on trouve une mine d’information sur l’excellent site http://www.insanelymac.com.

On fera un petit bilan après deux mois d’utilisation un de ces jours.

Gadjetophonie mobile : bilan

Mardi 23 juin 2009

Cela me démangeait l’année passée, et j’avais finalement succombé à la tentation, je m’étais offert un iPhone. Mais comme je suis un peu râpe, j’avais pris un modèle hors forfait d’opérateur, et choisi le modèle soldé pour cause de la sortie de la nouvelle gamme. Bref, j’avais acheté (pas cher du tout il est vrai) un iPhone 2G.

Le petit bilan que j’en avais dressé après quelques jours d’utilisation était ma foi assez définitif. J’en étais très content, surtout par le fait qu’il remplaçait deux appareils qui gonflaient jusqu’ici mes poches : le Palm et le téléphone mobile. Et en plus de cela, il y a la touche Apple : design raffiné, facilité d’utilisation, look ravageur. Un rêve pour un vieux Unixman comme moi. Il y avait juste deux ou trois points qui me posaient problème sous la version 1.1.2 et qui ont été résolu dans la version 3.0, ce qui a tout de même le mérite d’être signalé  :

  • Transparence de la connexion : Oui bon, j’avais qu’à être un peu plus attentif : on peut éteindre le WiFi et bloquer l’opérateur; il suffit d’activer les bonnes options. Je ne suis aussi plus chez Alice-la-Salope, ce qui fait que le WiFi à la maison marche, contrairement à l’époque. Ca, ça change la vie passablement…
  • Synchronisation iTunes : Toujours les mêmes symptômes allergiques de ma part quant à ce… logiciel de malheur (particulièrement pour faire une synchro sur deux machines différentes), mais un énorme bon point avec la version 3 : il synchronise enfin les notes Outlook.
  • Copier/Coller : A y est, le mec qui s’était pris une cuite et qui avait oublié des lignes de code est a fini sa cure de désintox et a réintégré Apple. Il a donc pu ajouter sa fonctionnalité qui manquait bêtement aux versions précédentes. Et le pire, c’est que ça marche de manière intuitive.
    Et le truc en plus : le « undo » en secouant l’engin : j’adore ! Je me demande combien de temps cela prendra pour que ce geste entre dans le comportement de l’humain moyen, au même titre que le doigt d’honneur ou le haussement d’épaules…

Les deux bémols qui demeurent sont la lecture sur Safari du flash, toujours pas pris en compte et le fait que le 2G ne supporte pas les MMS, contrairement à la version 3G. En ce qui me concerne, rien de rédhibitoire de mon point de vue.

Et ma dernière grosse interrogation il y a une année concernait la durée de vie de la batterie. Apparemment, ce n’est pas trop mal : environ deux à trois jours d’utilisation raisonnable, toutes fonctionnalités enclenchées, même une année après. A la maison en revanche, cela dure moins longtemps du fait que la couverture GSM est très mauvaise et que l’appareil n’arrête pas d’émettre plein pot.

Au final, avec la dernière mise à jour, je suis toujours aussi content de mon iPhone, et ne suis pas prêt de changer d’appareil.

Migration de saison

Lundi 22 décembre 2008

C’est généralement vers cette période que  je mets à jour mon moteur de blog. Et pour ne pas faire exception cette année, j’allais me liver à l’exercice en question lorsque j’ai appris au détour d’un forum qu’il existait un outil de moblogging sur iPhone pour WordPress. Voila qui est alléchant; j’avais bien relevé le défi il y a quelques mois, mais la saisie dans Safari sur iPhone en ligne avec une liaison GSM, c’est tout de même un peu… léger.

J’ai donc décidé de faire une grosse infidélité à mon moteur fétiche jusqu’à ce jour : b2evolution. J’en étais très content, mais WordPress vient de sortir la version 2.7, et il y a toute une quantité d’extensions intéressantes… Soit, franchissons le pas ! Et c’est là que ça s’est corsé. Pas l’installation en soi, car il suffit de créer une nouvelle base de données, mettre les bons paramètres dans l’installateur en ligne, et hardi petit : toute la structure se crée toute seule. Non, le véritable problème, comme d’hab, ça a été la migration des données.

J’ai essayé plusieurs modes. Naturellement, il n’existe rien de natif pour b2evolution vers WordPress. J’ai bien tenté d’adapter quelques scripts glânés à gauche et à droite, mais rien à faire, ce n’est jamais la bonne version et ça ne fonctionne pas.
Le RSS, un tout petit peu mieux. Mais là en revanche, je perds tous les commentaires et une bonne partie des meta-données. Inacceptable non plus.
Finalement, j’ai utilisé l’exportateur « MT » de b2evolution, et en touillant un peu à coup de « grep » et « sed » les fichiers produits (problèmes d’encodage), WordPress  a fini par bien vouloir me les digérer. J’ai donc récupéré les posts et les commentaires à peu près correctement. Rien à faire en revanche pour les tags : ils sont partis rejoindre Bukarro Banzai… Si j’ai le courage, je les migrerai à la main un de ces jours.

Et encore un truc : mon hébergeur est visiblement très axé sécurité : impossible de télécharger des images sans obtenir une « Erreur HTTP ». Et pour ce qui est de la version iPhone, impossible d’obtenir une connexion XML-RPC avec mon site… Au bout de plusieurs jours de lecture de logs, j’ai enfin compris qu’il fallait neutraliser le module sécurité du serveur Web au moyen d’un fichier « .htaccess » à la racine du site. Ben ça n’a pas été tout seul !

Au final, Solarie tourne maintenant sur WordPress 2.7, avec un thème qui ressemble comme un jumeau au précédent. Il risque d’y avoir encore quelques petites modifs, parce qu’il faut bien que j’essaie un peu tous ces gadjets…

Moblog

Vendredi 5 septembre 2008

Comme je l’avais évoqué ici, le défi que je m’étais fixé pour ce blog était de pouvoir l’alimenter de manière totalement autonome, via mon iPhone. Bref, devenir un véritable moblogger
Pas de problème pour le texte, les liens et compagnie, le browser Safari est parfaitement capable de gérer les pages Web (tant qu’il n’y a pas de flash dedans, bien sûr !), mais pour uploader les photos en revanche, c’était une autre paire de manches.

Comme je n’ai pas d’environnement de développement iPhone, ni OSX, ni même un Mac à la maison (à part un moisi en OS 9.1 qui doit traîner quelque part au garage), j’ai choisi l’approche Web. J’ai commencé donc par installer un serveur Apache léger, qui porte d’ailleurs le doux nom de lighthttpd, et ai commencé à scripter allègrement en zsh. Au bout d’un moment, je me suis tout de même dit qu’il fallait vivre avec son temps, et que le shell script c’est efficace, mais un peu ringard; les djeuns aujourd’hui, ils écrivent du php ! J’ai donc trouvé un port php 5.2.3 pour l’iPhone, et je l’ai installé :
php sur Iphone
J’ai pu donc ensuite écrire l’application qui lit le contenu du répertoire des photos, les présente en imagettes, et qu’il faut ensuite cocher pour uploader via ftp chez mon hébergeur. Pour ce faire, il a fallu résoudre deux problèmes majeurs :

  • Le bug du DNS : pas très élégant, mais j’ai finalement mis « en dur » l’adresse IP de mon hébergeur dans le fichier /etc/hosts. Elle est fixe et ne devrait pas changer si souvent que ça. Il parait en outre que la version 2.0.0 du firmware corrige ce bug; encore une bonne raison pour upgrader…
  • Php compilé sans l’option ftp : Trop débile !!! Impossible d’utiliser la moindre fonction php ftp, elles ne sont pas intégrées. J’ai donc dû installer un client command line (ncftp), et faire un script zsh appelé par le php. Ce n’est pas très élégant, mais c’est relativement portable et ça marche bien.

Au final, j’ai bien ce que je voulais : un moyen simple et efficace d’uploader une ou plusieurs photos, en ftp pur, sans utiliser d’intermédiaire comme flickr ou autre. Deux résolutions disponible : full ou imagettes, en exploitant la conversion que l’appareil photo de l’Iphone fait déjà.

Le truc qui m’a le plus surpris, c’est qu’il semblerait que je sois la seule personne au monde qui s’est posé cette question. Tous les autres propriétaires d’iPhone se fichent de ne pas pouvoir transférer des photos par FTP ? Ou alors il y a quelque chose qui m’a échappé ?

Il ne me reste plus qu’a partir en week-end loin de tout pour faire un test en conditions réelles…