C’est peut être un peu banal, mais j’ai toujours autant de plaisir à cette période de voir exploser les plantes ornementales. Cette année, il y a eu presque un mois de retard, mais heureusement la mise en place de la serre l’automne passé a non seulement sauvé la situation, mais a carrément donné un coup de fouet en début de saison. Et en plus, le jardin a maintenant un petit côté « Jardin des Plantes » assez sympa, sans compter que les deux minets trouvent que la température moyenne qui y règne à l’intérieur (env. 35° en plein soleil) est tout à fait agréable pour la sieste de l’après-midi.
Donc, dans la famille rosiers, voici par ordre d’apparition :

Le "Westerland" corail

Le "William Shakespeare", avec la spirée en arrière-plan

Gros plan sur une "English Garden"
La prochaine fois, on conciliera la Culture et les nourritures terrestres, parce que c’est le moment de s’occuper du potager !
Devant le nombre de demandes de contact que j’ai en souffrance pour Facebook, j’avais eu l’idée de génie de créer un acompte sous une fausse identité, afin de pouvoir à l’instar de la NSA, CIA, FBI, et KGB glâner des infos sur des gens à leur insu, et assouvir ainsi mon malsain désir d’espionner mon prochain. Mais la première phrase que j’ai lue quand je me suis connecté m’a dégoûté :

Et en plus, sous un faux nom, personne ne veut être mon ami. Je ne peux même pas lire les demandes qui m’ont été faite.
Je hais toujours autant Fesse-Bouc…
Le problème quand on fréquente des photographes, c’est que leur travail vous remet rapidement et incontestablement à votre place. Je pensais en effet avoir un assez bon oeil et une technique (tout au moins argentique) pas trop mauvaise, mais il suffit que la personne en question vous montre d’innocentes photos de vacances, de loisir ou même de locomotives prises sur un quai de gare, le verdict tombe : je suis une burne. Et le numérique n’a rien arrangé. Franchement, il suffit de voir les épreuves d’un pro pour se convaincre que les adeptes des gadjets auto-stabillisants et autres merveilles issues de PhotoShop-Suey ne trompent personne. Une bonne photo, ça peut certes s’améliorer un peu avec un post-traitement, mais on ne fait pas de l’or avec du plomb. Une mauvaise photo d’amateur, ça ne se « rattrape » pas.
Fort de ce constat, il ne reste plus qu’à ressortir l’instamatic, et apprécier le travail de ceux qui savent. C’est dans cette optique que je suis (re)tombé l’autre jour sur le site du Studio Harcourt. C’est absolument incroyable ce qui se dégage de ces portaits. L’émotion du sujet est en vue directe, à travers son visage. Le style est certes très typé et instantanément identifiable, mais c’est un véritable travail artistique.
Et comme tous les grands de ce monde, j’ai eu moi aussi droit à mon portait Harcourt :

J’avais déjà parlé ici du tiroir magique chez moi qui faisait apparaître du pognon. Et bien comme tout doit s’équilibrer, une nouvelle déchirure du continuum espace-temps est réapparue chez moi pour dévorer… mon ordinateur de plongée !
J’avais une Suunto Spyder de la grande époque, avec un algorithme pas trop conservatif et agréable à vivre, et la quasi-totalité de mes 10 ans de plongée stockées dedans. Et bien voila t’y pas qu’avant de partir en vacances, je la cherche pour l’embarquer avec mes affaires de plongée, et impossible de mettre la main dessus. Elle est toujours rangée au même endroit, et je l’ai vue il y a quelques semaines en installant un bidule, mais rien à faire, j’ai eu beau retourner la maison, le garage, la voiture et le jardin : elle n’est plus là.
A partir de là, j’ai plusieurs explications possibles :
- La déchirure du continuum espace-temps : Le CERN nous a menti, le LHC marche parfaitement et ils balancent des trous noirs à longueur de journée à tort et à travers. Il y a en un qui est tombé juste sur ma montre, pas de bol.
- Equilibre mental précaire : En fait, je l’ai jetée au fond des toilettes avant de tirer la chasse dans une crise folie furieuse, et un souvenir-écran post-oedipien m’empêche de m’en rappeler.
- Cambriolage sélectif : un descendant d’Arsène Lupin adepte de plongée est entré sans infraction à la maison, et il n’a pris que ma montre parce que c’était la même qu’il avait perdu un soir où il rentrait bourré chez lui dans l’Aiguille d’Etretat.
- Prédation féline : Les chats ont pris ma montre et l’ont enterrée dans le jardin pour se venger d’un sachet de Sheba goût saumon alors que je sais très bien qu’ils préfèrent cabillaud.
- Avidité conjugale : Ma tendre moitié l’a prise pour la vendre au Mont-de-Piété, afin de s’offrir le vison dont elle rêve depuis toujours et que je ne suis même pas capable de lui offrir.
Franchement, de toutes ces possibilités, seule la dernière est invraisemblable (ceux qui connaissent ma tendre moitié seront bien d’accord, ne discutez pas !). Mais en envisageant les quatre autres, je commence à me faire passablement de soucis…
Vu ce qu’il se passe au boulot ces jours, j’aime autant parler de vacances… On est rentré il y a donc deux semaines, et bien que le quotidien s’efforce d’effacer les souvenirs avec acharnement, il faut bien reconnaître que cet endroit au fin fond de l’Egypte fut une belle découverte. Parce qu’il faut dire que l’on adorait Sharm-el-Sheikh, mais Sharm, maintenant, c’est devenu ça :
Personnellement, j’aimais ce coin pour la plongée bien sûr, mais aussi pour le désert, le coucher de soleil sur les montagnes rouges, les chameaux qui fouillent les poubelles, l’atmosphère un peu indolente qui règnait là-bas. Soyons francs, tout ça, c’est terminé.
D’où la nécessité de changer de crèmerie, Marsha Shagra en l’occurrence. Et bien, très bon plan. C’est un peu difficile d’accès, mais du coup ça doit décourager les adeptes du tourisme de masse.

La plongée est organisée par un centre dit « Eco-lodge ». Je ne sais pas si cela correspond à la norme ISO 14062, mais il y a visiblement un effort pour limiter l’impact des touristes sur l’environnement. Le « house reef » est asbolument magnifique et bien peuplé, et on peut plonger dessus « à discrétion », soit en zodiac, soit à pieds, soit les deux. Bref : liberté totale, personne sur le râble pour te dire quand sortir et où aller, un vrai rêve de plongeur…
Quelques petites photos pour donner une idée du décor :
Donc un endroit à recommander, du moins pour les plongeurs. Pour les autres, c’est vrai qu’il n’y a pas grand-chose à faire, à part profiter de la mer et du soleil. Le house reef se prête aussi très bien au snorkeling.
Et pour finir quelques photos un peu mieux que celles réalisées à l’iPhone sur la galerie de mon amie Cramoisi, comme quoi photographe, c’est vraiment un métier !



Commentaires récents