Pizza un peu salée

Le 11 décembre 2008, in Nostalgie, par neuschgu

Suite à la petite cérémonie décrite précédemment, j’ai organisé comme le veut l’usage une petite collation au bistrot du coin. C’est vrai que dans ces moments là, on n’a pas tellement l’esprit affûté et que l’on est relativement imperméable aux contingences matérielles. Et bien à mon avis, les bistrotiers en sont bien conscients et ne perdent pas le nord. Exemple pratique : le patron me propose tout d’abord un forfait collation à 40.- par personne, pour la boisson et les petits grignotages genre flûtes au sel, tranches de pizza, pop-corn. Si on compte une vingtaine de personnes, cela nous fait quant même la sauterie à 800.- Compte tenu que la majorité des convives ont plus de 70 ans, on peut imaginer qu’ils ne vont pas se ruer sur les petits fours, et que le prix global me paraît largement exagéré. Je propose donc plutôt la solution « au ticket », c’est-à-dire qu’ils me facturent ce que les gens consomment effectivement. OK, très bien, merci.

Le matin du jour en question le patron me rappelle pour me proposer une solution intermédiaire : les boissons au ticket, et la boustifaille au forfait à 25.- par personne. Ayant d’autres choses en tête, je lui dit que ok, qu’il fasse comme il pense et surtout qu’il me lâche la grappe parce que j’ai d’autres chats à fouetter.

Finalement, tout se passe bien : il y a 18 personnes, peu qui boivent du pinard, c’est surtout thé et café. Il y a effectivement de délicieuses pizzas prétranchées, des flûtes au sel, du pop-corn. Le vin, c’est du Montepulciano un peu quelconque, mais bon, je ne suis pas très amateur de vin italien. Je prends l’addition à la fin, et là, ça passe beaucoup moins bien. On a consommé au total 9 pizza, bu 3 bouteilles de vin, quelques thés et café, plus un demi de gamay pour fait passer l’addition : 616.- au total !!!

Royal, j’ai laissé 620.- C’est un joli pourboire quand on compte que ça fait une pizza à 50.-

Et puis zut : le bistrot, c’est La Colombière au Grand-Saconnex.

 

Réchauffé, c'est encore meilleur

Le 8 décembre 2008, in Nostalgie, par neuschgu

Vieille méthode éprouvée quand tout va de travers : se rapporter à des plaisirs à notre portée. En ce qui me concerne, c’est généralement le bon vin et la musique, registre nostalgique bien sûr.

Concernant la musique, les vieux dinosaures ont visiblement besoin de repeindre leur villa ou alors de changer leur Porsche, car mes deux groupes préférés ont en même temps sorti un album. AC-DC nous sort un Black Ice et Guns n Roses nous fait un Chinese democracy du meilleur effet. D’accord, il ne reste plus que Axl et Slash n’est plus qu’à la moitié de son art dans Velvet Revolver, mais ça reste tout de même tout à fait honorable.

Et côté pinard, je viens de dégotter un Bourgogne Marsannay qui est plus qu’honnête. J’en ai acheté du coup deux cartons. Faudra faire dans la modération, bien sûr…

 

I'm having a party

Le 5 décembre 2008, in Nostalgie, par neuschgu

Etant d’une nature assez festive, j’ai organisé pas mal de trucs dans ma vie : des concerts sauvages, des concerts civilisés, des anniversaires, des soirées costumées, des réveillons, des soirées cinéma thématique, etc, etc. Et là, c’est une grande première, j’organise un enterrement.

Le bon truc, c’est de se faire aider par quelqu’un qui a de l’expérience. En l’occurrence, le croque-mort des Pompes Funèbres Générales, il assure autant que Laurent Garnier à une soirée techno. Je ne suis pas pressé de faire encore appel à ses services, mais il faut reconaître qu’il touche sa bille dans le domaine : réseau de relations sociales super efficace; il tutoie le curé et l’organiste. Et surtout, il connaît les ficelles et ce qu’il faut faire et dans quel ordre. Ainsi, pour un enterrement 100% satifsaction guaranteed, il faut :

  1. Choisir le cimetierre. Attention aux frais s’il s’agit d’un cimetierre dans lequel on n’avait pas réservé. Ils n’aiment pas voir des hôtes débarquer à l’improviste;
  2. Choisir la cérémonie. Prendre de préférence quelque chose en accord avec la religion du défunt. Bien que ce ne soit pas la longueur le plus important, il existe chez nous les catholiques plusieurs format : absoute, messe, bénédiction papale (pas de bol, Benoît est pris ce jour là).
  3. Prendre rendez-vous avec le curé et l’organiste, afin de choisir les textes et la musique. Je n’ai pas encore passé ce point, mais j’imagine que c’est là où on va donner le bon ton à la cérémonie. Pas question de mettre du Gun’s n roses, je pense que ce sera plutôt de l’Abba Abbé Bovet. Ca rend mieux à l’orgue.
  4. Choisir les fleurs. Déléguer de préférence ce point à une personne de goût en la matière. Je maîtrise un peu la taille des fruitiers, mais je suis plutôt une burne en plantes qui ne se mangent pas.
  5. Organiser la collation au bistrot du coin après l’enterrement. En effet, ne pas oublier que tous les vautours de la famille que l’on n’a pas revu depuis 20 ans ne vont pas louper une occasion de se rincer le gosier à l’oeil, en ayant en plus la délicieuse sensation d’être quelqu’un de bien parce qu’ils ont ramené leurs fesses jusque là. Venir avant, la voir quand elle était toute seule dans son EMS, par contre, ça ils n’y ont pas pensé.
  6. Publier les faire-parts dans les journaux. Avec une famille plus franchement nombreuse, c’est assez pratique : la Tribune et la Feuille suffiront.
  7. Dans quelques mois, prévoir la mise en place d’une stèle où d’un monument funéraire. Va falloir trouver un marbrier qui bosse correctement; mon carnet d’adresse est assez pauvre à la rubrique de cette corporation.

Et après ça, j’aimerais bien trouver quelques moment de répit, pour pouvoir préparer tranquillement mes cadeaux de Noël, déjà que cette période me gonfle grave…

 

Oh-bla-di…

Le 4 décembre 2008, in Nostalgie, par neuschgu

…oh-bla-da, death goes on, bra !

Bon, la Tantine, c’est fait.

Elle pue du cul sévère, cette année 2008. Heureusement qu’elle est bientôt finie.

 

Les cff

Le 1 décembre 2008, in Nostalgie, par neuschgu

S’il y en Suisse une institution digne de confiance, à l’instar de l’UBS et de Swissair, c’est bien les CFF. La Compagnie des Chemins de fer Fédéraux, ça sonne juste, droit et solide comme l’acier des rails sur lesquels évoluent avec grâce, vitesse et précision les fleurons de notre industrie de pointe. Et en plus, la plus grande qualité des trains helvétiques, c’est bien entendu leur absolue ponctualité. En Suisse, c’est quand même bien la moindre des choses. Et tous les pays du monde le savent et nul ne songerait à le contester. Je suis persuadé qu’il y a au moins une dizaines de langues étrangères dans lesquels l’expression « ponctuel comme un train suisse » existe. On dit bien fort comme un Turc ou saoul comme un Polonais…


CFF

Et bien mon monde s’est écroulé la semaine dernière. Je devais me rendre à Berne, et j’ai pris le train puisque la Grande Maison m’octroie le privilège en tant que Grand Inquisiteur de voyager à l’oeil en première classe. A l’aller, déjà, j’ai été scandalisé, parce que le train annoncé avait 8 minutes de retard. Même que durant tout le trajet, le chef de train a diffusé des excuses en 4 langues. Incroyable…
Mais le pire, ce fut au retour : le train annoncé avec tout d’abord 10 minutes de retard. Puis nouvelle annonce : retard cumulé de 20 minutes. Et soudain, le panneau sur le quai change d’affichage, et annonce : « Bitte nicht einsteigen » ! Je redescends voir l’horaire placardé et les panneaux d’affichage : tout est différent et rien ne correspond à rien ! Au bout de 30 minutes, une nouvelle annonce prévient qu’un train va finalement arriver au quai 4, mais qu’il aura 10 minutes de retard. Le train en question finit par arriver, mais cela ne s’arrête pas là : à Lausanne, le chef de train annonce par haut-parleur qu’étant donné le retard accumulé, le train ne va pas plus loin. On peut en revanche prendre celui de la voie 5 qui va normalement à Genève. Ok, une fois dans le train en question, une nouvelle annonce dit que le train direct pour Genève, il est en fait dans 15 minutes à la voie 4… Nouvelle valse des passagers, y compris ceux avec de grosses valises qui vont manifestement prendre l’avion… Je me demande d’ailleurs s’il y en a qui sont à Bangkok aujourd’hui. Bref, finalement à Genève, nouvelle annonce qui dit que pour l’aéroport, il faut prendre le régional, parce que ce train là ne va pas plus loin…

Quand je pense que lorsque l’on a fait notre traversée de l’Asie du sud-est, on avait dit que les trains thaïs et malais étaient presque aussi bien qu’aux CFF… Sentence à reconsidérer !