Lu ce matin dans 20 minutes (oui, je sais, on a les lectures que l’on peut) : une ligne de vêtements vient de sortir un autocollant à mettre sur son bredzon, et il permet via une application de reconnaissance adéquate sur son téléphone portable, d’atteindre directement le profil fesse-bouc de la personne en question. Du coup, je me pose trois questions :
- Quel mot on va inventer pour désigner l’action de photographier-quelqu’un-avec-son-téléphone-et-de-récupérer-son-profil ? Je propose personnellement « fessebouquer » ou « fesseflasher ». Le concours est lancé, participez nombreux !
- Où sont les libres-penseurs qui s’insurgent contre le flicage de la population, la généralisation des passeports biométriques, et les autres pourfendeurs de l’atteinte à la protection de la sphère privée. Ils nous avaient fait tout un patacoufin avec le coup des plaques par SMS.
Quand je pense qu’avant tout ça, Maman regardait au bureau des autos dans le « Savoir » quelles étaient les noms des maîtresses potentielles de Papa d’après les plaques minéralogiques de leur voiture.
- Si je mets ce genre de gadget, comment je vais faire pour me débarrasser de toutes les filles qui ne vont pas manquer de me fesseflasher à chaque coin de rue ? Et surtout, comment je vais différencier Solweig, le top model suédois, de Gérard, le cantonnier de Tolochenaz ?
Je vous le dis, ça craint, Facebook !
J’aurais pu aussi intituler cet article « De la causalité des phénomènes », mais je craignais de lasser mon lecteur… Le fait est le suivant : ma tendre moitié s’était mise en tête d’acheter des petites plantes qu’elle avait vu dans un magazine, et qui précisait bien que cette variété était introuvable en Europe, parce que clonée à la main, élevée en liberté avec parcours et nourrie à l’eau de source. Bref : introuvable. Donc indispensable de les trouver. Elle a finalement saoulé un pépiniériste à Annecy qui s’est débrouillé pour lui trouver 3 plants. Il fallait donc aller à Annecy les chercher. Dont acte.
Parallèlement à ceci, on a à Solarie une petite piscine. Pas un bassin olympique, mais de quoi se rafraîchir l’été, sans risquer la noyade, même après plusieurs apéros. Et du coup, je suis confronté au problème de tout heureux propriétaire de piscine sous nos latitudes : l’hivernage. L’ancien propriétaire ne m’avait laissé qu’une vieille bâche pourrie pleine de trous, et il était indispensable d’en acheter une nouvelle. Et il se trouve que le pépiniériste précité jouxtait un vendeur de piscines, je me suis dit qu’on allait profiter du coup pour regarder pour une nouvelle bâche.
Et finalement, c’est le vendeur qui nous saoulé : il a réussi à nous convaincre à grand coups de rabais, cadeaux, intérêts offerts, bons d’entrée au salon de l’habitat, pleurs, cris et grincements de dents, que ce n’était pas une bâche qui nous fallait, mais une « vraie » couverture en dur. Et finalement, après avoir fait les fonds de tiroir, on s’est laissé convaincre. Et le résultat n’est pas mal du tout :

Et vu de l’intérieur :

Quand je pense que l’on était juste parti pour chercher trois petites plantes…
Lorsque l’on fait un peu de physique, on apprend qu’il y a des phénomènes qui dépendent linéairement les uns des autres. Par exemple, en mécanique, la deuxième loi de Newton nous dit que la force résultante exercée sur un corps est directement proportionnelle à l’accélération de ce corps, ou autrement dit :

Bref, plus on pousse un machin fort, plus il va accélérer. Et comme c’est linéaire, si on pousse deux fois plus fort, il va accélérer deux fois plus vite.
Il existe en revanche des phénomèmes qui ne sont pas linéaires. Par exemple, toujours en mécanique, on sait grâce à la troisième loi de Képler que la période de rotation d’un corps céleste varie en fonction du rayon de l’orbite, mais de manière non linéaire : en effet, le carré de la période (notée « T ») est proportionnel au cube du demi-grand axe de la trajectoire elliptique (noté « a »):

Bref, ça tourne vachement plus vite quand on est près du soleil que quand on est loin.
Autre exemple : l’énergie cinétique dûe à la vitesse d’un mobile. Cette grandeur varie selon le carré de la vitesse du mobile en question, selon la loi suivante :

Autrement dit, on se fait 4 fois plus mal quand on tombe à vélo à 20 km/h que à 10 km/h.
La dernière expérience que j’ai faite dans le domaine, c’est avec les chats. La quantité de bordel engendrée ne varie absolument pas linéairement en fonction du nombre de chats. J’en ai encore eu la preuve l’autre jour : deux chats font beaucoup plus de bordel que deux fois le bordel d’un seul chat :

Pour votre santé, évitez de manger gras, salé, sucré en bougeant plus et en grignotant. Mangez plutôt cinq fruits par jour en buvant de l’alcool avec modération tout en ayant conscience que la fumée du tabac met votre santé en danger.
Même l’église a renoncé; heureusement qu’il y a la pub pour nous faire la morale…




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