Peut-être faites vous partie des téléspectateurs matinaux. Si tel est le cas, vous connaissez certainement sur votre chaîne préférée la merveilleuse émission « Quel temps fait-il? », diffusée vers 7h30, et qui montre les magnifiques paysages de notre Suisse bien-aimée. En effet, on peut voir en boucle les images d’une dizaines de caméras automatiques, situées essentiellement dans des stations de montagne, et qui font d’inlassables travellings sur nos cimes z’enneigées.
On apprécie cette diffusion à deux titres : d’une part la qualité intrinsèques de ces images qui nous permet d’étancher dès le matin notre soif de vues sur les glaciers sublimes, et le génie de la TSR qui a ainsi pu remplir une tranche horaire difficile avec une programmation audacieuse, de bon goût, et surtout économique : tout est automatique !
Tout est parfait, non ? Et bien je le croyais jusqu’à ce matin lorsque j’ai lu le rapport de diffusion. Ce document est établi tous les jours par les personnes du centre de diffusion, et je les lis toujours avec grand intérêt, car on y découvre parfois des merveilles. Je ferai un best of un de ces jours, promis ! Bref, voici la partie intéressante du rapport en question :
Début : 07:36.31;09
Titre 1 : Quel temps fait-il ?
Titre 2 : Quel temps fait-il ?
Durée : 00:21.34;09
Commentaire : 21 MIN. D’IMAGES NOIRES !!! En effet, à 7h45, sur 13 stations caméras, seules 3 ne filmaient pas la nuit ! Sachant que les images ont environ 30 min. de retard, il est inutile de planifier « Quel temps fait-il » avant 8h-8h15 en octobre, 8h30-8h45 en novembre, ou 7h30-7h45 en septembre…….Comme chaque année !!!! (Notre planète étant en orbite stable autour du soleil, ces données ne devraient pas changer avant longtemps…
Et bien vu qu’il n’y a toujours pas beaucoup de matière pour écrire quelque chose sur le sexe, je me suis rabattu ces derniers temps sur des plaisirs plus à ma portée. Et comme dans ceux-ci il y en a également un certain nombre qui me font du mal, je me suis offert l’autre soir une bonne bouteille. Un Pata Negra Gran Reserva pour être précis, vin de Castille vieilli en fût de chêne, plutôt corsé, qui donne bon chaud partout.
Un coup d’oeil sur mes CDs, qu’est-ce qui passerait bien dans cet état d’esprit ? Vu l’humeur nostalgique de ces derniers temps, on va plutôt regarder du côté des années 80 – 90, mais j’ai envie d’un truc un peu corsé, sans être agressif, qui fasse ton sur ton avec le vin. Je passe en revue les Kiss, AC/DC et autres Iron Maiden, et mon regard s’accroche sur la pochette noire du Appetite for destruction de Guns N’ Roses. Voyons, 1987, il me semble qu’il y en avait une que j’aimais bien sur celui-là. Mais bien sûr, c’est « sweet child of mine« , avec le fameux riff. Comment ai-je pu l’oublier, alors que je l’avais même jouée il y a moultes années…
Bon, d’accord. Rien à voir avec le sexe, et rien d’extraordinaire non plus. Mais ce sont les moments de petits plaisirs comme ceux-ci qui rendent la vie formidable, non ?
Voila un truc que je ne comprends pas : les DJs. Pourtant, ce n’est pas faute d’avoir essayé ou d’en avoir fréquenté, mais je ne comprends simplement pas le principe de base. Selon ce que j’avais compris, la musique peut s’apprécier de deux manières : par l’écoute ou par la pratique.
Pour l’écoute, on a tous dans notre entourage un « gourou » qui reconnait tous les morceaux à la première note, qui connait tous les styles, toutes les tendances et les noms de tous les membres de n’importe quel groupe. Ca, c’est quelqu’un qui apprécie la musique et vit sa passion par l’écoute.
Pour la pratique, la personne en question a quelque chose à exprimer, et elle le fait en composant ou en interprétant selon sa senbilité et son expérience un morceau de musique donné. Cela nécessite la maitrîse d’un instrument de musique, ou de sa voix dans le cas d’un chanteur. Le message ou l’émotion qui finalement ressort de l’instrument est une synthèse de ce qu’il est techniquement et émotionnellement capable de faire, et cela donne au final une palette quasi infinie en fonction des individus.
Le DJ est-il simplement situé entre ces deux pôles ? Je n’en ai pas l’impression, car il me semble que (bougez pas, je mets ma casquette de vieux con) passer sur une platine des compositions d’authentiques musicien relève plus du plagiat que de la création… d’où mon incomprehension. On peut ainsi se poser la question : qu’est-ce qui fait un bon DJ ? Sa sensibilité aux humeurs d’un public ? Son look ? Sa collection de vinyles ? Son matos ? D’autant plus que l’on voit à travers les scènes de Suisse, de France et de Navarre le dernier people en mal de célébrité se revendiquer DJ et « jouer » (désolé, obligé de mettre des guillemets) dans les lieux branchés.
Et puis je n’y peux rien, mais les styles… Déjà rien que les noms me font penser aux armes de Goldorak. Est-ce que quelqu’un peut m’expliquer, exemples clairs à l’appui, la différence entre de l’electro-pop, du hardstyle, du minimal, du urban, et de la house ?
Alors voila, j’ai volontairement pris un ton « un peu tranché » en espérant que ce post va susciter des réactions, mais j’aimerais vraiment comprendre les règles du jeu.
Il y a des jours, l’informatique n’est vraiment pas une sinécure. Pas tellement à cause des problèmes techniques, parce que ceux là on arrive toujours à plus ou moins long terme à les éliminer, mais à cause des relations que cela implique avec son entourage. Voici quelques exemples, je vous jure qu’ils sont tous absolument véridiques.
- Soirée chez des gens que l’on ne connait pas, comme par exemple les vieux amis ou les nouveaux collègues de Madame. Tout le monde se présente parmi, et quand on nous demande « Tu fais quoi dans la vie », on répond naturellement « de l’informatique ». Et là, la personne ouvre la bouche et fais « Ah », et va vite parler avec le voisin de gauche qui lui est plombier-zingueur. Ou alors, la personne en question se met et expliquer que quand elle ouvre Word et que l’imprimante manque d’encre, Internet Explorer n’arrive plus à jouer les clips Windows Media, et est-ce qu’on pourrait lui expliquer pourquoi, vu qu’on est informaticien. Comme ça, on a l’occasion de passer ou pour un plouc, ou pour un raseur, ou pour un incompétent.
- En tant que flic en chef de l’informatique, on est obligé de faire respecter certaines règles d’utilisation. Elles sont en général assez logiques et raisonnables, comme par exemple l’interdiction de mater des sites nazi-pédo-zoo-philes ou de connecter n’importe quel appareil à deux balles sur le réseau interne où se trouvent toutes les machines de production. Mais il y en a quand même qui le font, parce que ces cons de l’informatique, ils ne comprennent rien à rien, et c’est quand même pas eux qui vont nous expliquer comment bosser. Et l’autre jour, on me demande justement comment connecter un appareil bizarre, sous un acompte générique, à côté du robot de diffusion, parce que au premier essai ça ne marche pas (encore heureux !). J’explique alors gentiment pourquoi il ne faut pas faire ça, et depuis la personne en question ne m’adresse plus la parole parce que je suis un casque à boulons.
-
Le cas traditionnel du « avant ça marchait ». Avant quoi ? Je ne sais pas, en tant qu’utilisateur, je ne connais rien à ces cochonneries d’ordinateurs. Mais c’est quand même pas compliqué, avant ça marchait.
Bref, la boule de cristal et la divination dans le marc de café est dans ce cas-ci indispensable, parce qu’on obtiendra jamais d’explication supplémentaire. Et de toute façon, quand ça marche c’est normal, et les utilisateurs sont bien sympas d’utiliser ces cochonneries d’ordinateurs, et quand ça ne marche pas, c’est un cataclysme dont nous sommes responsables. Voici un extrait d’e-mail qu’une utilisatrice courroucée m’avait envoyée il y a quelques temps :
Le cas échérant, vous serez tenus responsables des rendez-vous manqués pour les sujets TSR, des informations perdues et autres petites joyeusetés (vous savez, ces trucs qui bougent dans le poste et qui font que la Télé s’anime) donc merci de m’envoyer la liste(…)
A votre service, cher Madame… Avec ça, il faut que je me prenne une bonne assurance juridique et que j’aille demander une prime de risque !
Bref, ces temps je suis en pleine crise de foi (sans « e ») niveau travail, et j’envisage sérieusement de m’engager dans la légion étrangère ou de rentrer dans les ordres. La dernière option est d’autant plus d’actualité que je n’ai toujours pas de matière pour poster un truc sur le sexe…
Il faut que je vous présente : ce que vous voyez là, c’est ma première machine de quand je suis arrivé à la télé il y a 6 ans. Mon chef de l’époque m’avait demandé qu’est-ce qu’il me fallait comme station de travail, et j’avais répondu modestement (parce que je voulais me faire bien voir) une Sun Ultra 5. Du coup, j’ai fait la connaissance d’Athanase. Et on a vécu ensemble un certain nombre d’années, travaillant en parfaite collaboration et bonne intelligence. J’ai installé plein de trucs dessus, je l’avais même « gonflée » un peu, bref, tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes.
Mais le temps a passé, comme chacun le sait, ces petites bêtes vieillissent très mal. Athanase a commencé à avoir de la peine à faire ce qu’on lui demandait, et comme les vieilles souffrent souvent d’ostéosporose, Athanase avait aussi des problèmes d’OS (oui, je sais, c’est un joke à 2 balles)… Finalement, il a fallu que je décide de m’en séparer, et je l’avais délicatement déposée au stock, en espérant qu’elle profite d’une retraite bien méritée.
Et voila qu’avec ces histoires d’amiante, il faut vider le stock et mettre à la poubelle tout ce qui ne sert plus. Il est clair que les violeurs de sépulture ne vont faire aucun cas de mon Athanase, et qu’elle va immanquablement finir au fond d’une poubelle. Non, après toutes ces années, ce n’est pas possible. Alors voila pourquoi tout à l’heure, je suis descendu discrètement au stock, et je l’ai mise à gauche. Après tout, elle est dimensionnée pile-poil pour mon petit réseau à la maison…
PS : Encore un post où je parle d’informatique, désolé. Promis, le prochain je parle de sexe!


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